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1 Architecture & fichiers de PostgreSQL

Architecture interne, processus, mémoire, fichiers et installation de PostgreSQL.
DBA2

1/ Architecture & fichiers de PostgreSQL

Illustration extraite du PDF, page 17
Figure p17-1 Illustration extraite du PDF, page 17.

1.1 AU MENU

  • Rappels sur l’installation

  • Les processus - Les fichiers

Le présent module vise à donner un premier aperçu global du fonctionnement interne de PostgreSQL.

Après quelques rappels sur l’installation, nous verrons essentiellement les processus et les fichiers utilisés.

1.2 RAPPELS SUR L’INSTALLATION

  • Plusieurs possibilités

  • paquets Linux précompilés

  • outils externes d’installation

  • code source

  • Chacun ses avantages et inconvénients

  • Dalibo recommande fortement les paquets précompilés

Nous recommandons très fortement l’utilisation des paquets Linux précompilés. Dans certains cas, il ne sera pas possible de faire autrement que de passer par des outils externes, comme l’installeur d’EntrepriseDB sous Windows.

1.2.1 Paquets précompilés

  • Paquets Debian ou Red Hat suivant la distribution utilisée

  • Préférence forte pour ceux de la communauté

  • Installation du paquet

  • installation des binaires

  • création de l’utilisateur postgres

  • initialisation d’une instance (Debian seulement)

  • lancement du serveur (Debian seulement)

  • (Red Hat) Script de création de l’instance

Debian et Red Hat fournissent des paquets précompilés adaptés à leur distribution. Dalibo recommande d’installer les paquets de la communauté, ces derniers étant bien plus à jour que ceux des distributions.

L’installation d’un paquet provoque la création d’un utilisateur système nommé postgres et l’installation des binaires. Suivant les distributions, l’emplacement des binaires change. Habituellement, tout est placé dans /usr/pgsql-<version majeure> pour les distributions Red Hat et dans /usr/lib/postgresql/<version majeure> pour les distributions Debian.

Dans le cas d’une distribution Debian, une instance est immédiatement créée. Par défaut, elle se trouve dans /var/lib/postgresql/<version majeure>/main. Elle est ensuite démarrée.

Dans le cas d’une distribution Red Hat, aucune instance n’est créée automatiquement. Il faudra utiliser un script (dont le nom dépend de la version de la distribution) pour créer l’instance, puis nous pourrons utiliser le script de démarrage pour lancer le serveur.

1.2.2 Installons PostgreSQL

  • Prenons un moment pour

  • installer PostgreSQL

  • créer une instance

  • démarrer l’instance

  • Pas de configuration spécifique pour l’instant

L’annexe ci-dessous décrit l’installation de PostgreSQL sans configuration particulière pour suivre le reste de la formation.

1.3 PROCESSUS DE POSTGRESQL

Illustration extraite du PDF, page 21
Figure p21-1 Illustration extraite du PDF, page 21.

1.3.1 Introduction

  • PostgreSQL est: @ or)

  • multiprocessus (et non multithread)

  • à mémoire partagée

  • client-serveur

L’architecture PostgreSQL est une architecture multiprocessus et non multithread.

Cela signifie que chaque processus de PostgreSQL s’exécute dans un contexte mémoire isolé, et que la communication entre ces processus repose sur des mécanismes systèmes inter-processus: sémaphores, zones de mémoire partagée, sockets. Ceci s’oppose à l’architecture multithread, où l’ensemble du moteur s’exécute dans un seul processus, avec plusieurs threads (contextes) d’exécution, où tout est partagé par défaut.

Le principal avantage de cette architecture multiprocessus est la stabilité: un processus, en cas de problème, ne corrompt que sa mémoire (ou la mémoire partagée), le plantage d’un processus n’affecte pas directement les autres. Son principal défaut est une allocation statique des ressources de mémoire partagée: elles ne sont pas redimensionnables à chaud.

Tous les processus de PostgreSQL accèdent à une zone de « mémoire partagée ». Cette zone contient les informations devant être partagées entre les clients, comme un cache de données, ou des informations sur l’état de chaque session par exemple.

PostgreSQL utilise une architecture client-serveur. Nous ne nous connectons à PostgreSQL qu’à travers d’un protocole bien défini, nous n’accédons jamais aux fichiers de données.

1.3.2 Processus d’arrière-plan

# ps f -e --format=pid,command | grep -E "postgres|postmaster"
96122 /usr/pgsql-17/bin/postmaster -D /var/lib/pgsql/15/data/
96123 \_ postgres: logger
96127 \_ postgres: io worker 1
96128 \_ postgres: io worker 2
96129 \_ postgres: io worker 3
96130 \_ postgres: checkpointer
96131 \_ postgres: background writer
96132 \_ postgres: walwriter
96133 \_ postgres: autovacuum launcher
96135 \_ postgres: logical replication launcher

(sous Rocky Linux 8)

Nous constatons que plusieurs processus sont présents dès le démarrage de PostgreSQL. Nous allons les détailler.

NB: sur Debian, le postmaster est nommé postgres comme ses processus fils; sous Windows les noms des processus sont par défaut moins verbeux.

1.3.3 Processus d’arrière-plan (suite)

  • Les processus présents au démarrage:

  • Un processus père: postmaster

  • background writer

  • checkpointer

  • walwriter

  • autovacuum launcher

  • stats collector (avant v15)

  • io worker (à partir v18)

  • logical replication launcher

  • et d’autres selon la configuration et le moment:

  • dont les background workers: parallélisation, extensions…

Le postmaster est responsable de la supervision des autres processus, ainsi que de la prise en compte des connexions entrantes.

Le background writer et le checkpointer s’occupent d’effectuer les écritures en arrière plan, évitant ainsi aux sessions des utilisateurs de le faire.

Le walwriter écrit le journal de transactions de façon anticipée, afin de limiter le travail de l’opération COMMIT.

L’ autovacuum launcher pilote les opérations d’« autovacuum ».

Avant la version 15, le stats collector collecte les statistiques d’activité du serveur. À partir de la version 15, ces informations sont conservées en mémoire jusqu’à l’arrêt du serveur où elles sont stockées sur disque jusqu’au prochain démarrage.

À partir de la version 18, les io workers s’occupent des lectures asynchrones pour certaines opérations. Leur nombre est configurable. À priori, cette méthode est à conserver. Il reste possible de revenir à l’ancien comportement de PostgreSQL, sans io worker, ou d’utiliser l’API io_uring.

Le logical replication launcher est un processus dédié à la réplication logique.

Des processus supplémentaires peuvent apparaître, comme un walsender dans le cas où la base est le serveur primaire du cluster de réplication, un logger si PostgreSQL doit gérer lui-même les fichiers de traces (par défaut sous Red Hat, mais pas sous Debian), ou un archiver si l’instance est paramétrée pour générer des archives de ses journaux de transactions.

Ces différents processus seront étudiées en détail dans d’autres modules de formation.

Aucun de ces processus ne traite de requête pour le compte des utilisateurs. Ce sont des processus d’arrière-plan effectuant des tâches de maintenance.

Il existe aussi les background workers (processus d’arrière-plan), lancés par PostgreSQL, mais aussi par des extensions tierces. Par exemple, la parallélisation des requêtes se base sur la création temporaire de background workers épaulant le processus principal de la requête. La réplication logique utilise des background workers à plus longue durée de vie. De nombreuses extensions en utilisent pour des raisons très diverses. Le paramètre max_worker_processes régule le nombre de ces workers. Ne descendez pas en-dessous du défaut (8). Il faudra même parfois monter plus haut.

1.4 PROCESSUS PAR CLIENT (CLIENT BACKEND)

  • Pour chaque client, nous avons un processus:

  • créé à la connexion

  • créé à la connexion

  • dédié au client…

  • …et qui dialogue avec lui

  • détruit à la déconnexion

  • Un processus gère une requête

  • peut être aidé par d’autres processus

  • Le nombre de processus est régi par les paramètres:

  • max_connections (défaut: 100) - connexions réservées

  • compromis nombre requêtes actives/nombre cœurs/complexité/mémoire

Pour chaque nouvelle session à l’instance, le processus postmaster crée un processus fils qui s’occupe de gérer cette session. Il y a donc un processus dédié à chaque connexion cliente, et ce processus est détruit à fin de cette connexion.

Ce processus dit backend reçoit les ordres SQL, les interprète, exécute les requêtes, trie les données, et enfin retourne les résultats. Dans certains cas, il peut demander le lancement d’autres processus pour l’aider dans l’exécution d’une requête en lecture seule (parallélisme).

Le dialogue entre le client et ce processus respecte un protocole réseau bien défini. Le client n’a jamais accès aux données par un autre moyen que par ce protocole.

Le nombre maximum de connexions à l’instance simultanées, actives ou non, est limité par le paramètre max_connections. Le défaut est 100.

Certaines connexions sont réservées. Les administrateurs doivent pouvoir se connecter à l’instance même si la limite est atteinte. Quelques connexions sont donc réservées aux superutilisateurs (paramètre superuser_reserved_connections, à 3 par défaut). On peut aussi octroyer le rôle

pg_use_reserved_connections à certains utilisateurs pour leur garantir l’accès à un nombre de connexions réservées, à définir avec le paramètre reserved_connections (vide par défaut), cela à partir de PostreSQL 16.

Attention : modifier un de ces paramètres impose un redémarrage complet de l’instance, puisqu’ils ont un impact sur la taille de la mémoire partagée entre les processus PostgreSQL. Il faut donc réfléchir au bon dimensionnement avant la mise en production.

La valeur 100 pour max_connections est généralement suffisante. Il peut être intéressant de la diminuer pour se permettre de monter work_mem et autoriser plus de mémoire de tri. Il est possible de monter max_connections pour qu’un plus grand nombre de clients puisse se connecter en même temps.

Il s’agit aussi d’arbitrer entre le nombre de requêtes à exécuter à un instant t, le nombre de CPU disponibles, la complexité des requêtes, et le nombre de processus que peut gérer l’OS. Ce dimensionnement est encore compliqué par le parallélisme et la limitation de la bande passante des disques.

Intercaler un « pooler » entre les clients et l’instance peut se justifier dans certains cas:

  • connexions/déconnexions très fréquentes (la connexion a un coût);

  • centaines, voire milliers, de connexions généralement inactives.

Le plus réputé est PgBouncer, mais il est aussi souvent inclus dans des serveurs d’application (par exemple Tomcat).

1.5 GESTION DE LA MÉMOIRE

Structure de la mémoire sous PostgreSQL - Zone de mémoire partagée:

  • shared buffers surtout

  • …

  • Zone de chaque processus

  • tris en mémoire (work_mem)

  • …

La gestion de la mémoire dans PostgreSQL mérite un module de formation à lui tout seul.

Pour le moment, bornons-nous à la séparer en deux parties: la mémoire partagée et celle attribuée à chacun des nombreux processus.

La mémoire partagée stocke principalement le cache des données de PostgreSQL (shared buffers, paramètre shared_buffers), et d’autres zones plus petites: cache des journaux de transactions, données de sessions, les verrous, etc.

La mémoire propre à chaque processus sert notamment aux tris en mémoire (définie en premier lieu par le paramètre work_mem), au cache de tables temporaires, etc.

1.6 FICHIERS

  • Une instance est composée de fichiers:

  • Répertoire de données

  • Fichiers de configuration

  • Fichier PID

  • Tablespaces

  • Statistiques

  • Fichiers de trace

Une instance est composée des éléments suivants:

Le répertoire de données:

Il contient les fichiers obligatoires au bon fonctionnement de l’instance : fichiers de données, journaux de transaction….

Les fichiers de configuration:

Selon la distribution, ils sont stockés dans le répertoire de données(Red Hat et dérivés comme CentOS ou Rocky Linux), ou dans /etc/postgresql (Debian et dérivés).

Un fichier PID:

Il permet de savoir si une instance est démarrée ou non, et donc à empêcher un second jeu de processus d’y accéder.

Le paramètre external_pid_file permet d’indiquer un emplacement où PostgreSQL créera un second fichier de PID, généralement à l’extérieur de son répertoire de données.

Des tablespaces:

Ils sont totalement optionnels. Ce sont des espaces de stockage supplémentaires, stockés habituellement dans d’autres systèmes de fichiers.

Le fichier de statistiques d’exécution:

Généralement dans pg_stat_tmp/.

Les fichiers de trace:

Typiquement, des fichiers avec une variante du nom postgresql.log, souvent datés. Ils sont par défaut dans le répertoire de l’instance, sous log/. Sur Debian, ils sont redirigés vers la sortie d’erreur du système. Ils peuvent être redirigés vers un autre mécanisme du système d’exploitation (syslog sous Unix, journal des événements sous Windows),

1.6.1 Répertoire de données

Exemple p29-1 Exemple extrait du PDF, page 29.
postgres$ ls $PGDATA
base              pg_ident.conf                pg_stat       pg_xact
current_logfiles pg_logical                    pg_stat_tmp   postgresql.auto.conf
global            pg_multixact                 pg_subtrans   postgresql.conf
log               pg_notify                    pg_tblspc     postmaster.opts
pg_commit_ts      pg_replslot                  pg_twophase   postmaster.pid
pg_dynshmem       pg_serial                    PG_VERSION
pg_hba.conf       pg_snapshots                 pg_wal
  • Une seule instance PostgreSQL doit y accéder!

Le répertoire de données est souvent appelé PGDATA, du nom de la variable d’environnement que l’on peut faire pointer vers lui pour simplifier l’utilisation de nombreux utilitaires PostgreSQL. Il est possible aussi de le connaître, une fois connecté à une base de l’instance, en interrogeant le paramètre data_directory.

Exemple p29-2 Exemple extrait du PDF, page 29.
SHOW data_directory;
Exemple p29-3 Exemple extrait du PDF, page 29.
data_directory
Exemple p29-4 Exemple extrait du PDF, page 29.
/var/lib/pgsql/15/data

Ce répertoire ne doit être utilisé que par une seule instance (processus) à la fois! PostgreSQL vérifie au démarrage qu’aucune autre instance du même serveur n’utilise les fichiers indiqués, mais cette protection n’est pas absolue, notamment avec des accès depuis des systèmes différents (ou depuis un conteneur comme docker). Faites donc bien attention de ne lancer PostgreSQL qu’une seule fois sur un répertoire de données.

Il est recommandé de ne jamais créer ce répertoire PGDATA à la racine d’un point de montage, quelque soit le système d’exploitation et le système de fichiers utilisé. Si un point de montage est dédié à l’utilisation de PostgreSQL, positionnez-le toujours dans un sous-répertoire, voire deux niveaux en dessous du point de montage.(par exemple <point de montage>/<version majeure>/<nom instance>).

Voir à ce propos le chapitre Use of Secondary File Systems dans la documentation officielle: https: //www.postgresql.org/docs/current/creating-cluster.html.

Vous pouvez trouver une description de tous les fichiers et répertoires dans la documentation officielle1.

1.6.2 Fichiers de configuration

  • postgresql.conf (+ fichiers inclus) - postgresql.auto.conf

  • pg_hba.conf (+ fichiers inclus (v16))

  • pg_ident.conf (idem)

Les fichiers de configuration sont de simples fichiers textes. Habituellement, ce sont les suivants.

postgresql.conf contient une liste de paramètres, sous la forme paramètre=valeur. Tous les paramètres sont modifiables (et présents) dans ce fichier. Selon la configuration, il peut inclure d’autres fichiers, mais ce n’est pas le cas par défaut. Sous Debian, il est sous /etc.

postgresql.auto.conf stocke les paramètres de configuration fixés en utilisant la commande ALTER SYSTEM. Il surcharge donc postgresql.conf. Comme pour postgresql.conf, sa modification impose de recharger la configuration ou redémarrer l’instance. Il est techniquement possible, mais déconseillé, de le modifier à la main. postgresql.auto.conf est toujours dans le répertoire des données, même si postgresql.conf est ailleurs.

pg_hba.conf contient les règles d’authentification à la base selon leur identité, la base, la provenance, etc.

pg_ident.conf est plus rarement utilisé. Il complète pg_hba.conf, par exemple pour rapprocher des utilisateurs système ou propres à PostgreSQL.

Ces deux derniers fichiers peuvent eux-mêmes inclure d’autres fichiers (depuis PostgreSQL 16). Leur utilisation est décrite dans notre première formation2.

1.6.3 Autres fichiers dans PGDATA

  • PG_VERSION: fichier contenant la version majeure de l’instance

  • postmaster.pid

  • nombreuses informations sur le processus père

  • fichier externe possible, paramètre external_pid_file

  • postmaster.opts

PG_VERSION est un fichier. Il contient en texte lisible la version majeure devant être utilisée pour accéder au répertoire (par exemple 15). On trouve ces fichiers PG_VERSION à de nombreux endroits de l’arborescence de PostgreSQL, par exemple dans chaque répertoire de base du répertoire PGDATA/base/ ou à la racine de chaque tablespace.

Le fichier postmaster.pid est créé au démarrage de PostgreSQL. PostgreSQL y indique le PID du processus père sur la première ligne, l’emplacement du répertoire des données sur la deuxième ligne et la date et l’heure du lancement de postmaster sur la troisième ligne ainsi que beaucoup d’autres informations. Par exemple:

Exemple p31-1 Exemple extrait du PDF, page 31.
~$ cat /var/lib/postgresql/15/data/postmaster.pid
7771
/var/lib/postgresql/15/data
1503584802
5432
/tmp
localhost
5432001 54919263
ready

$ ps -HFC postgres
UID PID     SZ     RSS PSR STIME TIME           CMD
pos 7771 0 42486 16536   3 16:26 00:00          /usr/local/pgsql/bin/postgres
-D /var/lib/postgresql/15/data
pos 7773 0 42486      4656    0 16:26 00:00     postgres: checkpointer
pos 7774 0 42486      5044    1 16:26 00:00     postgres: background writer
pos 7775 0 42486      8224    1 16:26 00:00     postgres: walwriter
pos 7776 0 42850      5640    1 16:26 00:00     postgres: autovacuum launcher
pos 7777 0 42559      3684    0 16:26 00:00     postgres: logical replication launcher

$ ipcs -p |grep 7771
54919263   postgres  7771               10640

$ ipcs | grep 54919263
0x0052e2c1 54919263  postgres           600          56            6

Le processus père de cette instance PostgreSQL a comme PID le 7771. Ce processus a bien réclamé une sémaphore d’identifiant 54919263. Cette sémaphore correspond à des segments de mémoire partagée pour un total de 56 octets. Le répertoire de données se trouve bien dans /var/lib/postgresql/15/data.

Le fichier postmaster.pid est supprimé lors de l’arrêt de PostgreSQL. Cependant, ce n’est pas le cas après un arrêt brutal. Dans ce genre de cas, PostgreSQL détecte le fichier et indique qu’il va malgré tout essayer de se lancer s’il ne trouve pas de processus en cours d’exécution avec ce PID. Un fichier supplémentaire peut être créé ailleurs grâce au paramètre external_pid_file, c’est notamment le défaut sous Debian:

Exemple p31-2 Exemple extrait du PDF, page 31.
external_pid_file = '/var/run/postgresql/15-main.pid'

Par contre, ce fichier ne contient que le PID du processus père.

Quant au fichier postmaster.opts, il contient les arguments en ligne de commande correspondant au dernier lancement de PostgreSQL. Il n’est jamais supprimé. Par exemple:

Exemple p31-3 Exemple extrait du PDF, page 31.
$ cat $PGDATA/postmaster.opts
/usr/local/pgsql/bin/postgres "-D" "/var/lib/postgresql/15/data"

1.6.4 Fichiers de données

  • base/: contient les fichiers de données

  • un sous-répertoire par base de données

  • pgsql_tmp: fichiers temporaires

  • global/: contient les objets globaux à toute l’instance

base/ contient les fichiers de données (tables, index, vues matérialisées, séquences). Il contient un sous-répertoire par base, le nom du répertoire étant l’OID de la base dans pg_database. Dans ces répertoires, nous trouvons un ou plusieurs fichiers par objet à stocker. Ils sont nommés ainsi:

  • Le nom de base du fichier correspond à l’attribut relfilenode de l’objet stocké, dans la table pg_class (une table, un index…). Il peut changer dans la vie de l’objet (par exemple lors d’un VACUUM FULL, un TRUNCATE …)

  • Si le nom est suffixé par un «. » suivi d’un chiffre, il s’agit d’un fichier d’extension de l’objet: un objet est découpé en fichiers de 1 Go maximum.

  • Si le nom est suffixé par _fsm, il s’agit du fichier stockant la Free Space Map (liste des blocs réutilisables).

  • Si le nom est suffixé par _vm, il s’agit du fichier stockant la Visibility Map (liste des blocs intégralement visibles, et donc ne nécessitant pas de traitement par VACUUM).

Un fichier base/1247/14356.1 est donc le second segment de l’objet ayant comme relfilenode 14356 dans le catalogue pg_class, dans la base d’OID 1247 dans la table pg_database.

Savoir identifier cette correspondance ne sert que dans des cas de récupération de base très endommagée. Vous n’aurez jamais, durant une exploitation normale, besoin d’obtenir cette correspondance. Si, par exemple, vous avez besoin de connaître la taille de la table test dans une base, il vous suffit d’exécuter la fonction pg_table_size(). En voici un exemple complet:

Exemple p32-1 Exemple extrait du PDF, page 32.
CREATE TABLE test (id integer);
INSERT INTO test SELECT generate_series(1, 5000000);
SELECT pg_table_size('test');
Exemple p32-2 Exemple extrait du PDF, page 32.
pg_table_size
Exemple p32-3 Exemple extrait du PDF, page 32.
181305344

Depuis la ligne de commande, il existe un utilitaire nommé oid2name, dont le but est de faire la liaison entre le nom de fichier et le nom de l’objet PostgreSQL. Il a besoin de se connecter à la base:

Exemple p32-4 Exemple extrait du PDF, page 32.
$pwd
Exemple p32-5 Exemple extrait du PDF, page 32.
/var/lib/pgsql/15/data/base/16388
Exemple p32-6 Exemple extrait du PDF, page 32.
$ /usr/pgsql-17/bin/oid2name -f 16477 -d employes
From database "employes":
Exemple p32-7 Exemple extrait du PDF, page 32.
Filenode         Table Name
Exemple p33-1 Exemple extrait du PDF, page 33.
16477 employes_big_pkey

Le répertoire base peut aussi contenir un répertoire pgsql_tmp. Ce répertoire contient des fichiers temporaires utilisés pour stocker les résultats d’un tri ou d’un hachage. La fonction pg_ls_tmpdir() affiche le contenu de ce répertoire, ce qui permet de suivre la consommation de fichiers temporaires.

Si nous demandons au sein d’une première session:

Exemple p33-2 Exemple extrait du PDF, page 33.
SELECT * FROM generate_series(1,1e9) ORDER BY random() LIMIT 1 ;

alors nous pourrons suivre les fichiers temporaires depuis une autre session:

Exemple p33-3 Exemple extrait du PDF, page 33.
SELECT * FROM pg_ls_tmpdir() ;
       name        |    size    |      modification
-------------------+------------+------------------------
 pgsql_tmp12851.16 | 1073741824 | 2020-09-02 15:43:27+02
 pgsql_tmp12851.11 | 1073741824 | 2020-09-02 15:42:32+02
 pgsql_tmp12851.7 | 1073741824 | 2020-09-02 15:41:49+02
 pgsql_tmp12851.5 | 1073741824 | 2020-09-02 15:41:29+02
 pgsql_tmp12851.9 | 1073741824 | 2020-09-02 15:42:11+02
 pgsql_tmp12851.0 | 1073741824 | 2020-09-02 15:40:36+02
 pgsql_tmp12851.14 | 1073741824 | 2020-09-02 15:43:06+02
 pgsql_tmp12851.4 | 1073741824 | 2020-09-02 15:41:19+02
 pgsql_tmp12851.13 | 1073741824 | 2020-09-02 15:42:54+02
 pgsql_tmp12851.3 | 1073741824 | 2020-09-02 15:41:09+02
 pgsql_tmp12851.1 | 1073741824 | 2020-09-02 15:40:47+02
 pgsql_tmp12851.15 | 1073741824 | 2020-09-02 15:43:17+02
 pgsql_tmp12851.2 | 1073741824 | 2020-09-02 15:40:58+02
 pgsql_tmp12851.8 | 1073741824 | 2020-09-02 15:42:00+02
 pgsql_tmp12851.12 | 1073741824 | 2020-09-02 15:42:43+02
 pgsql_tmp12851.10 | 1073741824 | 2020-09-02 15:42:21+02
 pgsql_tmp12851.6 | 1073741824 | 2020-09-02 15:41:39+02
 pgsql_tmp12851.17 | 546168976 | 2020-09-02 15:43:32+02
Tableau p33-1 Tableau extrait du PDF, page 33.

Le répertoire global/ contient notamment les objets globaux à toute une instance, comme la table des bases de données, celle des rôles ou celle des tablespaces ainsi que leurs index.

1.6.5 Fichiers liés aux transactions

  • pg_wal/: journaux de transactions

  • sous-répertoire archive_status

  • nom: timeline, journal, segment

  • ex: 00000002 00000142 000000FF

  • créés, initialisés à zéro, recyclés

  • pg_xact/: état des transactions

  • mais aussi: pg_commit_ts/, pg_multixact/, pg_serial/ \ pg_snapshots/, pg_subtrans/, pg_twophase/

  • Ces fichiers sont vitaux!

Le répertoire pg_wal contient les journaux de transactions. Ces journaux garantissent la durabilité des données dans la base, en traçant toute modification devant être effectuée AVANT de l’effectuer réellement en base.

Les fichiers contenus dans pg_wal ne doivent jamais être effacés manuellement. Ces fichiers sont cruciaux au bon fonctionnement de la base. PostgreSQL gère leur création et suppression. S’ils sont toujours présents, c’est que PostgreSQL en a besoin.

Par défaut, les fichiers des journaux font tous 16 Mo. Ils ont des noms sur 24 caractères, comme par exemple:

Exemple p34-1 Exemple extrait du PDF, page 34.
$ ls -l
total 2359320
Exemple p34-2 Exemple extrait du PDF, page 34.
...
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:28 00000002000001420000007C
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:28 00000002000001420000007D
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:28 00000002000001420000007E
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:28 00000002000001420000007F
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:28 000000020000014300000000
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:28 000000020000014300000001
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:28 000000020000014300000002
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:28 000000020000014300000003
...
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:28 00000002000001430000001D
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:28 00000002000001430000001E
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:28 00000002000001430000001F
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:28 000000020000014300000020
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:25 000000020000014300000021
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:25 000000020000014300000022
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:25 000000020000014300000023
-rw------- 1 postgres postgres 33554432 Mar 26 16:25 000000020000014300000024
drwx------ 2 postgres postgres    16384 Mar 26 16:28 archive_status

La première partie d’un nom de fichier (ici 00000002) correspond à la timeline (« ligne de temps »),

qui ne s’incrémente que lors d’une restauration de sauvegarde ou une bascule entre serveurs primaire et secondaire. La deuxième partie (ici 00000142 puis 00000143) correspond au numéro de journal à proprement parler, soit un ensemble de fichiers représentant 4 Go. La dernière partie correspond au numéro du segment au sein de ce journal. Selon la taille du segment fixée à l’initialisation, il peut aller de 00000000 à 000000FF (256 segments de 16 Mo, configuration par défaut, soit 4 Go), à 00000FFF (4096 segments de 1 Mo), ou à 0000007F (128 segments de 32 Mo, exemple ci-dessus), etc. Une fois ce maximum atteint, le numéro de journal au centre est incrémenté et les numéros de segments reprennent à zéro.

L’ordre d’écriture des journaux est numérique (en hexadécimal), et leur archivage doit suivre cet ordre. Il ne faut pas se fier à la date des fichiers pour le tri: pour des raisons de performances, PostgreSQL recycle généralement les fichiers en les renommant. Dans l’exemple ci-dessus, le dernier journal écrit est 000000020000014300000020 et non 000000020000014300000024.

Toujours pour des raisons de performance liées aux métadata (voir cette explication d’Andres Freund3), les nouveaux journaux sont initialisés par des zéros avant d’être utilisés. Recyclage et initialisation peuvent être désactivés en passant les paramètres wal_recycle et wal_init_zero à off, ce qui n’est conseillé que sur certains systèmes de fichiers comme ZFS ou btrfs.

Dans le cadre d’un archivage PITR et/ou d’une réplication par log shipping, le sous-répertoire pg_wal/archive_status indique l’état des journaux dans le contexte de l’archivage. Les fichiers .ready indiquent les journaux restant à archiver (normalement peu nombreux), les .done ceux déjà archivés. Il est possible de connaître facilement le contenu de ce répertoire en utilisant la fonction pg_ls_archive_statusdir():

Exemple p35-1 Exemple extrait du PDF, page 35.
SELECT * FROM pg_ls_archive_statusdir() ORDER BY 1 ;
              name              | size |      modification
--------------------------------+------+------------------------
 000000010000000000000067.done |     0 | 2020-09-02 15:52:57+02
 000000010000000000000068.done |     0 | 2020-09-02 15:52:57+02
 000000010000000000000069.done |     0 | 2020-09-02 15:52:58+02
 00000001000000000000006A.ready |    0 | 2020-09-02 15:53:53+02
 00000001000000000000006B.ready |    0 | 2020-09-02 15:53:53+02
 00000001000000000000006C.ready |    0 | 2020-09-02 15:53:54+02
 00000001000000000000006D.ready |    0 | 2020-09-02 15:53:54+02
 00000001000000000000006E.ready |    0 | 2020-09-02 15:53:54+02
 00000001000000000000006F.ready |    0 | 2020-09-02 15:53:54+02
 000000010000000000000070.ready |    0 | 2020-09-02 15:53:55+02
 000000010000000000000071.ready |    0 | 2020-09-02 15:53:55+02
Tableau p35-1 Tableau extrait du PDF, page 35.

Le répertoire pg_xact contient l’état de toutes les transactions passées ou présentes sur la base (validées, annulées, en sous-transaction ou en cours), comme nous le détaillerons dans le module « Mécanique du moteur transactionnel ».

Les fichiers contenus dans le répertoire pg_xact ne doivent jamais être effacés. Ils sont cruciaux au bon fonctionnement de la base.

D’autres répertoires contiennent des fichiers essentiels à la gestion des transactions:

  • pg_commit_ts contient l’horodatage de la validation de chaque transaction;

  • pg_multixact est utilisé dans l’implémentation des verrous partagés (SELECT … FOR SHARE);

  • pg_serial est utilisé dans l’implémentation de SSI (Serializable Snapshot Isolation);

  • pg_snapshots est utilisé pour stocker les snapshots exportés de transactions;

  • pg_subtrans stocke l’imbrication des transactions lors de sous-transactions (les SAVEPOINTS);

  • pg_twophase est utilisé pour l’implémentation du Two-Phase Commit, aussi appelé

  • transaction préparée, 2PC, ou transaction XA dans le monde Java par exemple.

Si vous mettez la main sur de très vieilles versions, il faut savoir que jusqu’en 9.6, pg_wal s’appelait pg_xlog et pg_xact s’appelait pg_clog. Le suffixe log ne veut pas dire que le contenu du dossier n’est que de la trace…

1.6.6 Fichiers liés à la réplication

  • pg_logical/

  • pg_repslot/

pg_logical contient des informations sur la réplication logique.

pg_replslot contient des informations sur les slots de réplications, qui sont un moyen de fiabiliser la réplication physique ou logique.

Sans réplication en place, ces répertoires sont quasi-vides. Là encore, il ne faut pas toucher à leur contenu.

1.6.7 Répertoire des tablespaces

  • pg_tblspc/: tablespaces

  • si vraiment nécessaires

  • liens symboliques ou points de jonction

  • totalement optionnels

Dans PGDATA, le sous-répertoire pg_tblspc contient les tablespaces, c’est-à-dire des espaces de stockage.

1.6.7.1 Sous Linux

Sous Linux, ce sont des liens symboliques vers un simple répertoire extérieur à PGDATA. Chaque lien symbolique a comme nom l’OID du tablespace (table système pg_tablespace). PostgreSQL y crée un répertoire lié aux versions de PostgreSQL et du catalogue, et y place les fichiers de données.

Exemple p37-1 Exemple extrait du PDF, page 37.
postgres=# \db+
                          Liste des tablespaces
    Nom     | Propriétaire |      Emplacement      | … | Taille |…
------------+--------------+-----------------------+---+---------+-
 froid      | postgres     | /mnt/hdd/pg           |   | 3576 kB |
 pg_default | postgres     |                       |   | 6536 MB |
 pg_global | postgres      |                       |   | 587 kB |
Tableau p37-1 Tableau extrait du PDF, page 37.
Exemple p37-2 Exemple extrait du PDF, page 37.
sudo ls -R /mnt/hdd/pg
Exemple p37-3 Exemple extrait du PDF, page 37.
/mnt/hdd/pg:
PG_15_202209061
Exemple p37-4 Exemple extrait du PDF, page 37.
/mnt/hdd/pg/PG_15_202209061:
5
Exemple p37-5 Exemple extrait du PDF, page 37.
/mnt/hdd/pg/PG_15_202209061/5:
142532 142532_fsm 142532_vm

1.6.7.2 Sous Windows

Sous Windows, les liens sont à proprement parler des Reparse Points (ou Junction Points):

Exemple p37-6 Exemple extrait du PDF, page 37.
postgres=# \db
Exemple p37-7 Exemple extrait du PDF, page 37.
Liste des tablespaces
Nom     | Propriétaire | Emplacement
------------+--------------+-------------
pg_default | postgres     |
pg_global | postgres      |
tbl1       | postgres     | T:\TBL1
Exemple p37-8 Exemple extrait du PDF, page 37.
PS P:\PGDATA13> dir 'pg_tblspc/*' | ?{$_.LinkType} | select FullName,LinkType,Target
Exemple p37-9 Exemple extrait du PDF, page 37.
FullName                     LinkType Target
--------                     -------- ------
P:\PGDATA13\pg_tblspc\105921 Junction {T:\TBL1}

Par défaut, pg_tblspc/ est vide. N’existent alors que les tablespaces pg_global (sous-répertoire global/ des objets globaux à l’instance) et pg_default (soit base/).

La création d’autres tablespaces est totalement optionnelle.

Leur utilité et leur gestion seront abordés plus loin.

1.6.8 Fichiers des statistiques d’activité

  • Statistiques d’activité:

  • stats collector (≤v14) & extensions

  • pg_stat_tmp/: temporaires

  • pg_stat/: définitif

pg_stat_tmp est, jusqu’en version 15, le répertoire par défaut de stockage des statistiques d’activité de PostgreSQL, comme les entrées-sorties ou les opérations de modifications sur les tables. Ces fichiers pouvant générer une grande quantité d’entrées-sorties, l’emplacement du répertoire peut être modifié avec le paramètre stats_temp_directory. Par exemple, Debian place ce paramètre par défaut en tmpfs:

Exemple p38-1 Exemple extrait du PDF, page 38.
-- jusque v14
SHOW stats_temp_directory;
Exemple p38-2 Exemple extrait du PDF, page 38.
stats_temp_directory
-----------------------------------------
/var/run/postgresql/14-main.pg_stat_tmp

À l’arrêt, ces statistiques sont sauvegardées dans le répertoire pg_stat/ (quelle que soit la version de PostgreSQL).

PostgreSQL gérant celles-ci en mémoire partagée à partir de la version 15, le collecteur n’existe plus, ni le paramètre stats_temp_directory. Mais un répertoire pg_stat_tmp (emplacement non configurable) est encore utilisé par des extensions comme pg_stat_statements ou pg_stat_kcache.

1.6.9 Autres répertoires

Illustration extraite du PDF, page 38
Figure p38-1 Illustration extraite du PDF, page 38.

pg_dynshmem est utilisé par les extensions utilisant de la mémoire partagée dynamique.

pg_notify est utilisé par le mécanisme de gestion de notification de PostgreSQL (LISTEN et NOTIFY) qui permet de passer des messages de notification entre sessions.

1.6.10 Les fichiers de traces (journaux)

  • Fichiers texte traçant l’activité

  • Très paramétrables

  • Gestion des fichiers soit:

  • par PostgreSQL

  • délégués au système d’exploitation (syslog, eventlog)

Le paramétrage des journaux est très fin. Leur configuration est le sujet est évoquée dans notre première formation4.

Si logging_collector est activé, c’est-à-dire que PostgreSQL collecte lui-même ses traces, l’emplacement de ces journaux se paramètre grâce aux paramètres log_directory, le répertoire où les stocker, et log_filename, le nom de fichier à utiliser, ce nom pouvant utiliser des échappements comme %d pour le jour de la date, par exemple. Les droits attribués au fichier sont précisés par le paramètre log_file_mode.

Un exemple pour log_filename avec date et heure serait:

Exemple p39-1 Exemple extrait du PDF, page 39.
log_filename = 'postgresql-%Y-%m-%d_%H%M%S.log'

La liste des échappements pour le paramètre log_filename est disponible dans la page de manuel de la fonction strftime sur la plupart des plateformes de type UNIX.

1.7 RÉSUMÉ

Illustration extraite du PDF, page 40
Figure p40-1 Illustration extraite du PDF, page 40.

Ce schéma ne soit à présent plus avoir aucun secret pour vous.

1.8 CONCLUSION

  • PostgreSQL est complexe, avec de nombreux composants

  • Une bonne compréhension de cette architecture est la clé d’une bonne administration.

  • Pour aller (beaucoup) plus loin:

  • |

Illustration extraite du PDF, page 41
Figure p41-1 Illustration extraite du PDF, page 41.

1.8.1 Questions

s.) é)| N’hésitez pas, c’est le moment!

1.9 QUIZ

https://dali.bo/m1_quiz

1.10 INSTALLATION DE POSTGRESQL DEPUIS LES PAQUETS COMMUNAUTAIRES

L’installation est détaillée ici pour Rocky Linux 8 et 9 (similaire à Red Hat et à d’autres variantes comme Oracle Linux et Fedora), et Debian/Ubuntu.

Elle ne dure que quelques minutes.

1.10.1 Sur Rocky Linux 8, 9 ou 10

ATTENTION: Red Hat, CentOS, Rocky Linux fournissent souvent par défaut des versions de PostgreSQL qui ne sont plus supportées. Ne jamais installer les packages postgresql, postgresql-client et postgresql-server! L’utilisation des dépôts du PGDG est fortement conseillée.

Installation du dépôt communautaire:

Les dépôts de la communauté sont sur https://yum.postgresql.org/. Les commandes qui suivent sont inspirées de celles générées par l’assistant sur https://www.postgresql.org/download/linux/redhat/. Il n’y a guère que les informations de version qui diffèrent en fonction de:

  • la version majeure de PostgreSQL (ici la 18);

  • la distribution (ici Rocky Linux 9);

  • l’architecture (ici x86_64, la plus courante).

Les commandes sont à lancer sous root:

  • # dnf install -y https://download.postgresql.org/pub/repos/yum/reporpms/EL-9-x86_64/pgdg-redhat-repo-latest.noarch.rpm
Exemple p43-1 Exemple extrait du PDF, page 43.
# dnf -qy module disable postgresql

Installation de PostgreSQL 18 (client, serveur, librairies, extensions):

Exemple p43-2 Exemple extrait du PDF, page 43.
# dnf install -y postgresql18-server postgresql18-contrib

Les outils clients et les librairies nécessaires seront automatiquement installés.

Une fonctionnalité avancée optionnelle, le JIT (Just In Time compilation), nécessite un paquet séparé.

  • # dnf install postgresql18-llvmjit

Création d’une première instance:

C’est optionnel, mais il est conseillé de déclarer PGSETUP_INITDB_OPTIONS, notamment pour forcer les traces en anglais. Depuis la version 18, les sommes de contrôle sont automatiquement activées.

Exemple p44-1 Exemple extrait du PDF, page 44.
# export PGSETUP_INITDB_OPTIONS='--lc-messages=C'
Exemple p44-2 Exemple extrait du PDF, page 44.
# /usr/pgsql-18/bin/postgresql-18-setup initdb
# cat /var/lib/pgsql/18/initdb.log

Ce dernier fichier permet de vérifier que tout s’est bien passé et doit finir par:

Exemple p44-3 Exemple extrait du PDF, page 44.
Success. You can now start the database server using:
Exemple p44-4 Exemple extrait du PDF, page 44.
/usr/pgsql-18/bin/pg_ctl -D /var/lib/pgsql/18/data/ -l logfile start

Chemins:

ObjetChemin
Binaires/usr/pgsql-18/bin
Répertoire de l’utilisateurpostgres/var/lib/pgsql
PGDATA par défaut/var/lib/pgsql/18/data
Fichiers de configurationdans PGDATA/
Tracesdans PGDATA/log
Tableau p44-1 Tableau extrait du PDF, page 44.

Configuration:

Modifier postgresql.conf est facultatif pour un premier lancement.

Commandes d’administration habituelles:

Démarrage, arrêt, statut, rechargement à chaud de la configuration, redémarrage:

  • # systemctl start postgresql-18

  • # systemctl stop postgresql-18

  • # systemctl status postgresql-18

  • # systemctl reload postgresql-18

  • # systemctl restart postgresql-18

Test rapide de bon fonctionnement et connexion à psql:

Exemple p44-5 Exemple extrait du PDF, page 44.
# systemctl --all |grep postgres
Exemple p44-6 Exemple extrait du PDF, page 44.
# sudo -iu postgres psql

Démarrage de l’instance au lancement du système d’exploitation:

Exemple p44-7 Exemple extrait du PDF, page 44.
# systemctl enable postgresql-18

Ouverture du firewall pour le port 5432:

Voir si le firewall est actif:

Exemple p44-8 Exemple extrait du PDF, page 44.
# systemctl status firewalld

Si c’est le cas, autoriser un accès extérieur:

  • # firewall-cmd --zone=public --add-port=5432/tcp --permanent

  • # firewall-cmd --reload

  • # firewall-cmd --list-all

(Rappelons que listen_addresses doit être également modifié dans postgresql.conf.)

Création d’autres instances:

Si des instances de versions majeures différentes doivent être installées, il faut d’abord installer les binaires pour chacune (adapter le numéro dans dnf install …) et appeler le script d’installation de chaque version. l’instance par défaut de chaque version vivra dans un sous-répertoire numéroté de /var/lib/pgsql automatiquement créé à l’installation. Il faudra juste modifier les ports dans les postgresql.conf pour que les instances puissent tourner simultanément.

Si plusieurs instances d’une même version majeure (forcément de la même version mineure) doivent cohabiter sur le même serveur, il faut les installer dans des PGDATA différents.

  • Ne pas utiliser de tiret dans le nom d’une instance (problèmes potentiels avec systemd).

  • Respecter les normes et conventions de l’OS: placer les instances dans un nouveau sousrépertoire de /var/lib/pgsqsl/18/ (ou l’équivalent pour d’autres versions majeures).

Pour créer une seconde instance, nommée par exemple infocentre:

  • Création du fichier service de la deuxième instance:

  • # cp /lib/systemd/system/postgresql-18.service \ /etc/systemd/system/postgresql-18-infocentre.service

  • Modification de ce dernier fichier avec le nouveau chemin:

Exemple p45-1 Exemple extrait du PDF, page 45.
Environment=PGDATA=/var/lib/pgsql/18/infocentre
  • Option 1: création d’une nouvelle instance vierge:
Exemple p45-2 Exemple extrait du PDF, page 45.
# export PGSETUP_INITDB_OPTIONS='--lc-messages=C'
Exemple p45-3 Exemple extrait du PDF, page 45.
# /usr/pgsql-18/bin/postgresql-18-setup initdb postgresql-18-infocentre
  • Option 2: restauration d’une sauvegarde: la procédure dépend de votre outil.

  • Adaptation de /var/lib/pgsql/18/infocentre/postgresql.conf (port surtout).

  • Commandes de maintenance de cette instance:

  • # systemctl [start|stop|reload|status] postgresql-18-infocentre # systemctl [enable|disable] postgresql-18-infocentre

  • Ouvrir le nouveau port dans le firewall au besoin.

1.10.2 Sur Debian / Ubuntu

L’installation ne varie quasiment pas selon les versions de Debian et Ubuntu. Ce qui suit a été testé sur Debian 10 à 13 et Ubuntu LTS 22.04 et 24.04.

Sauf précision, tout est à effectuer en tant qu’utilisateur root.

Référence: https://apt.postgresql.org/

Installation du dépôt communautaire:

L’installation des dépôts du PGDG est prévue dans le paquet Debian postgresql-common:

Exemple p46-1 Exemple extrait du PDF, page 46.
# apt update
Exemple p46-2 Exemple extrait du PDF, page 46.
# apt install -y gnupg2 postgresql-common
Exemple p46-3 Exemple extrait du PDF, page 46.
# /usr/share/postgresql-common/pgdg/apt.postgresql.org.sh

Ce dernier ordre créera le fichier du dépôt /etc/apt/sources.list.d/pgdg.list adapté à la distribution en place.

Installation de PostgreSQL 18:

La méthode la plus propre consiste à modifier la configuration par défaut avant l’installation:

Dans /etc/postgresql-common/createcluster.conf, paramétrer au moins les traces en anglais. Depuis la version 18, les sommes de contrôle sont automatiquement activées.

Exemple p46-4 Exemple extrait du PDF, page 46.
initdb_options = '--lc-messages=C'

Puis installer les paquets serveur et clients et leurs dépendances:

Exemple p46-5 Exemple extrait du PDF, page 46.
# apt install postgresql-18 postgresql-client-18

La première instance est automatiquement créée, avec un nom (main par défaut‘), déclarée comme service à lancer au démarrage du système, puis démarrée.

Exemple p46-6 Exemple extrait du PDF, page 46.
$ pg_lsclusters
Ver Cluster Port Status Owner    Data directory              Log file
18 main     5432 online postgres /var/lib/postgresql/18/main
  • /var/log/postgresql/postgresql-18-main.log

  • $ systemctl status postgresql@18-main

  • ●postgresql@18-main.service - PostgreSQL Cluster 18-main Loaded: loaded (/usr/lib/systemd/system/postgresql@.service; enabled-runtime;

  • preset: enabled)

Exemple p46-7 Exemple extrait du PDF, page 46.
Active: active (running) since Fri 2026-01-30 15:18:43 UTC; 2min 13s ago

L’utilisateur système postgres peut y accéder immédiatement.

Chemins:

ObjetChemin
Binaires/usr/lib/postgresql/18/bin/
Tableau p46-1 Tableau extrait du PDF, page 46.
ObjetChemin
Répertoire de l’utilisateurpostgres/var/lib/postgresql
PGDATA de l’instance par défaut/var/lib/postgresql/18/main
Fichiers de configurationdans /etc/postgresql/18/main/
Tracesdans /var/log/postgresql/
Tableau p47-1 Tableau extrait du PDF, page 47.

Configuration

Modifier postgresql.conf est facultatif pour un premier essai.

Démarrage/arrêt de l’instance, rechargement de configuration:

Debian fournit ses propres outils, qui demandent en paramètre la version et le nom de l’instance:

Exemple p47-1 Exemple extrait du PDF, page 47.
# pg_ctlcluster 18 main [start|stop|reload|status|restart]

Démarrage de l’instance avec le serveur:

C’est en place par défaut, et modifiable dans /etc/postgresql/18/main/start.conf.

Ouverture du firewall:

Debian et Ubuntu n’installent pas de firewall par défaut.

Statut des instances du serveur:

Exemple p47-2 Exemple extrait du PDF, page 47.
# pg_lsclusters
Exemple p47-3 Exemple extrait du PDF, page 47.
Ver Cluster Port Status Owner    Data directory              Log file
18 main     5432 online postgres /var/lib/postgresql/18/main

/var/log/postgresql/postgresql-18-main.log

Test rapide de bon fonctionnement et connexion à psql:

Exemple p47-4 Exemple extrait du PDF, page 47.
# systemctl --all |grep postgres
Exemple p47-5 Exemple extrait du PDF, page 47.
# sudo -iu postgres psql

Destruction d’une instance:

Exemple p47-6 Exemple extrait du PDF, page 47.
# pg_dropcluster 18 main

Création d’autres instances:

Ce qui suit est valable pour remplacer l’instance par défaut par une autre, par exemple pour activer les sommes de contrôles (checksums) avant la version v18:

  • optionnellement, /etc/postgresql-common/createcluster.conf permet de mettre en place tout d’entrée les messages en anglais, le format des traces, l’emplacement séparé pour les journaux ou les checksums pour une version inférieure à 18:
Exemple p47-7 Exemple extrait du PDF, page 47.
initdb_options = '--data-checksums --lc-messages=C'
log_line_prefix = '%t [%p]: [%l-1] user=%u,db=%d,app=%a,client=%h '
waldir = '/var/lib/postgresql/wal/%v/%c/pg_wal'
  • créer une instance:

  • # pg_createcluster 18 infocentre

Il est également possible de préciser certains paramètres du fichier postgresql.conf, voire les chemins des fichiers (il est conseillé de conserver les chemins par défaut):

  • # pg_createcluster 18 infocentre \

  • --port=12345 \

  • --datadir=/PGDATA/18/infocentre \

  • --pgoption shared_buffers='8GB' --pgoption work_mem='50MB' \

  • ---data-checksums --waldir=/ssd/postgresql/18/infocentre/journaux

  • adapter au besoin /etc/postgresql/18/infocentre/postgresql.conf;

  • démarrage:

  • # pg_ctlcluster 18 infocentre start

1.10.3 Accès à l’instance depuis le serveur même (toutes distributions)

Par défaut, l’instance n’est accessible que par l’utilisateur système postgres, qui n’a pas de mot de passe. Un détour par sudo est nécessaire:

Exemple p49-1 Exemple extrait du PDF, page 49.
$ sudo -iu postgres psql
psql (18.1)
Type "help" for help.
postgres=#

Ce qui suit permet la connexion directement depuis un utilisateur du système:

Pour des tests (pas en production!), il suffit de passer à trust le type de la connexion en local dans le pg_hba.conf:

Exemple p49-2 Exemple extrait du PDF, page 49.
local    all                 postgres                                       trust

La connexion en tant qu’utilisateur postgres (ou tout autre) n’est alors plus sécurisée:

Exemple p49-3 Exemple extrait du PDF, page 49.
dalibo:~$ psql -U postgres
psql (18.1)
Type "help" for help.
postgres=#

Une authentification par mot de passe est plus sécurisée:

  • dans pg_hba.conf, paramétrer une authentification par mot de passe pour les accès depuis localhost (déjà en place sous Debian):
Exemple p49-4 Exemple extrait du PDF, page 49.
# IPv4 local connections:
host    all             all                     127.0.0.1/32                 scram-sha-256
# IPv6 local connections:
host    all             all                     ::1/128                      scram-sha-256

(Ne pas oublier de recharger la configuration en cas de modification.)

  • ajouter un mot de passe à l’utilisateur postgres de l’instance:
Exemple p49-5 Exemple extrait du PDF, page 49.
dalibo:~$ sudo -iu postgres psql
psql (18.1)
Type "help" for help.
postgres=# \password
Enter new password for user "postgres":
Enter it again:
postgres=# quit
Exemple p49-6 Exemple extrait du PDF, page 49.
dalibo:~$ psql -h localhost -U postgres
Password for user postgres:
psql (18.1)
Type "help" for help.
postgres=#
  • Pour se connecter sans taper le mot de passe à une instance, un fichier .pgpass dans le répertoire personnel doit contenir les informations sur cette connexion:
Exemple p50-1 Exemple extrait du PDF, page 50.
localhost:5432:*:postgres:motdepassetrèslong

Ce fichier doit être protégé des autres utilisateurs:

  • $ chmod 600 ~/.pgpass

  • Pour n’avoir à taper que psql, on peut définir ces variables d’environnement dans la session voire dans ~/.bashrc:

Exemple p50-2 Exemple extrait du PDF, page 50.
export PGUSER=postgres
export PGDATABASE=postgres
export PGHOST=localhost

Rappels:

  • en cas de problème, consulter les traces (dans /var/lib/pgsql/18/data/log ou /var/log/postgresql/);

  • toute modification de pg_hba.conf ou postgresql.conf impliquant de recharger la configuration peut être réalisée par une de ces trois méthodes en fonction du système:

Exemple p50-3 Exemple extrait du PDF, page 50.
root:~# systemctl reload postgresql-18
Exemple p50-4 Exemple extrait du PDF, page 50.
root:~# pg_ctlcluster 18 main reload
Exemple p50-5 Exemple extrait du PDF, page 50.
postgres:~$ psql -c 'SELECT pg_reload_conf()'

1.11 TRAVAUX PRATIQUES

La version en ligne des solutions de ces TP est disponible sur https://dali.bo/m1_solutions.

1.11.1 Processus

But: voir quelques processus de PostgreSQL

Si ce n’est pas déjà fait, démarrer l’instance PostgreSQL.

Lister les processus du serveur PostgreSQL. Qu’observe-t-on?

Se connecter à l’instance PostgreSQL.

Dans un autre terminal lister de nouveau les processus du serveur PostgreSQL. Qu’observe-t-on?

Créer une nouvelle base de données nommée b0.

Se connecter à la base de données b0 et créer une table t1 avec une colonne id de type integer.

Insérer 10 millions de lignes dans la table t1 avec:

Exemple p51-1 Exemple extrait du PDF, page 51.
INSERT INTO t1 SELECT generate_series(1, 10000000) ;

Dans un autre terminal lister de nouveau les processus du serveur PostgreSQL. Qu’observe-t-on?

Configurer la valeur du paramètre max_connections à 15.

Redémarrer l’instance PostgreSQL.

Vérifier que la modification de la valeur du paramètre max_connections a été prise en compte.

Se connecter 15 fois à l’instance PostgreSQL sans fermer les sessions, par exemple en lançant plusieurs fois:

Exemple p52-1 Exemple extrait du PDF, page 52.
psql -c 'SELECT pg_sleep(1000)' &

Se connecter une seizième fois à l’instance PostgreSQL. Qu’observe-t-on?

Configurer la valeur du paramètre max_connections à sa valeur initiale.

1.11.2 Fichiers

But: voir les fichiers de PostgreSQL

Aller dans le répertoire des données de l’instance PostgreSQL. Lister les fichiers.

Aller dans le répertoire base. Lister les fichiers.

À quelle base est lié chaque répertoire présent dans le répertoire base? (Voir l’oid de la base dans pg_database ou l’utilitaire en ligne de commande oid2name)

Créer une nouvelle base de données nommée b1. Qu’observe-t-on dans le répertoire base?

Se connecter à la base de données b1. Créer une table t1 avec une colonne id de type integer.

Récupérer le chemin vers le fichier correspondant à la table t1 (il existe une fonction pg_relation_filepath).

Regarder la taille du fichier correspondant à la table t1. Pourquoi est-il vide?

Insérer une ligne dans la table t1. Quelle taille fait le fichier de la table t1?

Insérer 500 lignes dans la table t1 avec generate_series. Quelle taille fait le fichier de la table t1?

Pourquoi cette taille pour simplement 501 entiers de 4 octets chacun?

1.12 TRAVAUX PRATIQUES (SOLUTIONS)

1.12.1 Processus

Si ce n’est pas déjà fait, démarrer l’instance PostgreSQL.

Sous Rocky Linux, CentOS ou Red Hat en tant qu’utilisateur root:

Exemple p54-1 Exemple extrait du PDF, page 54.
# systemctl start postgresql-15

Lister les processus du serveur PostgreSQL. Qu’observe-t-on?

En tant qu’utilisateur postgres:

Exemple p54-2 Exemple extrait du PDF, page 54.
$ ps -o pid,cmd fx
PID CMD
27886 -bash
28666 \_ ps -o pid,cmd fx
27814 /usr/pgsql-17/bin/postmaster -D /var/lib/pgsql/15/data/
27815 \_ postgres: logger
27816 \_ postgres: checkpointer
27817 \_ postgres: background writer
27819 \_ postgres: walwriter
27820 \_ postgres: autovacuum launcher
27821 \_ postgres: logical replication launcher

Se connecter à l’instance PostgreSQL.

Exemple p54-3 Exemple extrait du PDF, page 54.
$ psql postgres
psql (15.0)
Type "help" for help.

postgres=#

Dans un autre terminal lister de nouveau les processus du serveur PostgreSQL. Qu’observe-t-on?

Exemple p54-4 Exemple extrait du PDF, page 54.
$ ps -o pid,cmd fx
PID CMD
28746 -bash
28779 \_ psql
27886 -bash
28781 \_ ps -o pid,cmd fx
27814 /usr/pgsql-17/bin/postmaster -D /var/lib/pgsql/15/data/
27815 \_ postgres: logger
27816 \_ postgres: checkpointer
27817 \_ postgres: background writer
27819 \_ postgres: walwriter
27820 \_ postgres: autovacuum launcher
27821 \_ postgres: logical replication launcher
28780 \_ postgres: postgres postgres [local] idle

Il y a un nouveau processus (ici PID 28780) qui va gérer l’exécution des requêtes du client psql.

Créer une nouvelle base de données nommée b0.

Depuis le shell, en tant que postgres:

Exemple p55-1 Exemple extrait du PDF, page 55.
$ createdb b0

Alternativement, depuis la session déjà ouverte dans psql:

CREATE DATABASE b0;

Se connecter à la base de données b0 et créer une table t1 avec une colonne id de type integer.

Pour se connecter depuis le shell:

Exemple p55-2 Exemple extrait du PDF, page 55.
psqlb0

ou depuis la session psql:

Exemple p55-3 Exemple extrait du PDF, page 55.
\cb0

Création de la table:

Exemple p55-4 Exemple extrait du PDF, page 55.
CREATE TABLE t1 (id integer);

Insérer 10 millions de lignes dans la table t1 avec:

Exemple p55-5 Exemple extrait du PDF, page 55.
INSERT INTO t1 SELECT generate_series(1, 10000000) ;
Exemple p55-6 Exemple extrait du PDF, page 55.
INSERT INTO t1 SELECT generate_series(1, 10000000) ;

INSERT 0 10000000

Dans un autre terminal lister de nouveau les processus du serveur PostgreSQL. Qu’observe-t-on?

Exemple p55-7 Exemple extrait du PDF, page 55.
$ ps -o pid,cmd fx
PID CMD
28746 -bash
28779 \_ psql
27886 -bash
28781 \_ ps -o pid,cmd fx
27814 /usr/pgsql-17/bin/postmaster -D /var/lib/pgsql/15/data/
27815 \_ postgres: logger
27816 \_ postgres: checkpointer
27817 \_ postgres: background writer
27819 \_ postgres: walwriter
27820 \_ postgres: autovacuum launcher
27821 \_ postgres: logical replication launcher
28780 \_ postgres: postgres postgres [local] INSERT

Le processus serveur exécute l’ INSERT, ce qui se voit au niveau du nom du processus. Seul est affiché le dernier ordre SQL (ie le mot INSERT et non pas la requête complète).

Configurer la valeur du paramètre max_connections à 15.

La première méthode est d’ouvrir le fichier de configuration postgresql.conf et de modifier la valeur du paramètre max_connections:

Exemple p56-1 Exemple extrait du PDF, page 56.
max_connections = 15

La seconde méthode se fait directement depuis psql en tant que superutilisateur:

Exemple p56-2 Exemple extrait du PDF, page 56.
ALTER SYSTEM SET max_connections TO 15 ;

ce dernier ordre fera apparaître une ligne dans le fichier /var/lib/pgsql/15/data/postgresql.auto.conf.

Dans les deux cas, la prise en compte n’est pas automatique. Pour ce paramètre, il faut redémarrer l’instance PostgreSQL.

Redémarrer l’instance PostgreSQL.

En tant qu’utilisateur root:

Exemple p56-3 Exemple extrait du PDF, page 56.
# systemctl restart postgresql-15

Vérifier que la modification de la valeur du paramètre max_connections a été prise en compte.

Exemple p56-4 Exemple extrait du PDF, page 56.
postgres=# SHOW max_connections ;
Exemple p56-5 Exemple extrait du PDF, page 56.
max_connections
Exemple p56-6 Exemple extrait du PDF, page 56.
15

Se connecter 15 fois à l’instance PostgreSQL sans fermer les sessions, par exemple en lançant plusieurs fois:

Exemple p56-7 Exemple extrait du PDF, page 56.
psql -c 'SELECT pg_sleep(1000)' &

Il est possible de le faire manuellement ou de l’automatiser avec ce petit script shell:

Exemple p56-8 Exemple extrait du PDF, page 56.
$ for i in $(seq 1 15); do psql -c "SELECT pg_sleep(1000);" postgres & done
[1] 998
[2] 999
...
[15] 1012

Se connecter une seizième fois à l’instance PostgreSQL. Qu’observe-t-on?

Exemple p56-9 Exemple extrait du PDF, page 56.
$ psql postgres
psql: FATAL: sorry, too many clients already

Il est impossible de se connecter une fois que le nombre de connexions a atteint sa limite configurée avec max_connections. Il faut donc attendre que les utilisateurs se déconnectent pour accéder de nouveau au serveur.

Configurer la valeur du paramètre max_connections à sa valeur initiale.

Si le fichier de configuration postgresql.conf avait été modifié, restaurer la valeur du paramètre max_connections à 100.

Si ALTER SYSTEM a été utilisée, il faudrait pouvoir entrer dans psql:

Exemple p57-1 Exemple extrait du PDF, page 57.
ALTER SYSTEM RESET max_connections ;

Mais cela ne fonctionne pas si toutes les connexions réservées à l’utilisateur ont été consommées (paramètre superuser_reserved_connections, par défaut à 3). Dans ce cas, il n’y a plus qu’à aller dans le fichier de configuration /var/lib/pgsql/15/data/postgresql.auto.conf, pour supprimer la ligne avec le paramètre max_connections avant de redémarrer l’instance PostgreSQL.

Il est déconseillé de modifier postgresql.auto.conf à la main, mais pour le TP, nous nous permettons quelques libertés.

Toutefois si l’instance est démarrée et qu’il est encore possible de s’y connecter, le plus propre est ceci:

Exemple p57-2 Exemple extrait du PDF, page 57.
ALTER SYSTEM RESET max_connections ;

Puis redémarrer PostgreSQL: toutes les connexions en cours vont être coupées.

Exemple p57-3 Exemple extrait du PDF, page 57.
# systemctl restart postgresql-15
FATAL: terminating connection due to administrator command
server closed the connection unexpectedly
This probably means the server terminated abnormally
before or while processing the request.
[...]
FATAL: terminating connection due to administrator command
server closed the connection unexpectedly
This probably means the server terminated abnormally
before or while processing the request.
connection to server was lost

Il est à présent possible de se reconnecter. Vérifier que cela a été pris en compte:

Exemple p57-4 Exemple extrait du PDF, page 57.
postgres=# SHOW max_connections ;
Exemple p57-5 Exemple extrait du PDF, page 57.
max_connections
Exemple p57-6 Exemple extrait du PDF, page 57.
100

1.12.2 Fichiers

Aller dans le répertoire des données de l’instance PostgreSQL. Lister les fichiers.

En tant qu’utilisateur système postgres:

Exemple p58-1 Exemple extrait du PDF, page 58.
echo $PGDATA
Exemple p58-2 Exemple extrait du PDF, page 58.
/var/lib/pgsql/15/data

$ cd $PGDATA
Exemple p58-3 Exemple extrait du PDF, page 58.
$ ls -al
total 68
drwx------. 7 postgres postgres    59 Nov                   4 09:55 base
-rw-------. 1 postgres postgres    30 Nov                   4 10:38 current_logfiles
drwx------. 2 postgres postgres 4096 Nov                    4 10:38 global
drwx------. 2 postgres postgres    58 Nov                   4 07:58 log
drwx------. 2 postgres postgres     6 Nov                   3 14:11 pg_commit_ts
drwx------. 2 postgres postgres     6 Nov                   3 14:11 pg_dynshmem
-rw-------. 1 postgres postgres 4658 Nov                    4 09:50 pg_hba.conf
-rw-------. 1 postgres postgres 1685 Nov                    3 14:16 pg_ident.conf
drwx------. 4 postgres postgres    68 Nov                   4 10:38 pg_logical
drwx------. 4 postgres postgres    36 Nov                   3 14:11 pg_multixact
drwx------. 2 postgres postgres     6 Nov                   3 14:11 pg_notify
drwx------. 2 postgres postgres     6 Nov                   3 14:11 pg_replslot
drwx------. 2 postgres postgres     6 Nov                   3 14:11 pg_serial
drwx------. 2 postgres postgres     6 Nov                   3 14:11 pg_snapshots
drwx------. 2 postgres postgres     6 Nov                   4 10:38 pg_stat
drwx------. 2 postgres postgres    35 Nov                   4 10:38 pg_stat_tmp
drwx------. 2 postgres postgres    18 Nov                   3 14:11 pg_subtrans
drwx------. 2 postgres postgres     6 Nov                   3 14:11 pg_tblspc
drwx------. 2 postgres postgres     6 Nov                   3 14:11 pg_twophase
-rw-------. 1 postgres postgres     3 Nov                   3 14:11 PG_VERSION
drwx------. 3 postgres postgres    92 Nov                   4 09:55 pg_wal
drwx------. 2 postgres postgres    18 Nov                   3 14:11 pg_xact
-rw-------. 1 postgres postgres    88 Nov                   3 14:11 postgresql.auto.conf
-rw-------. 1 postgres postgres 29475 Nov                   4 09:36 postgresql.conf
-rw-------. 1 postgres postgres    58 Nov                   4 10:38 postmaster.opts
-rw-------. 1 postgres postgres   104 Nov                   4 10:38 postmaster.pid

Aller dans le répertoire base. Lister les fichiers.

Exemple p58-4 Exemple extrait du PDF, page 58.
$cdbase
Exemple p58-5 Exemple extrait du PDF, page 58.
$ ls -al
total 60
drwx------ 8 postgres postgres    78 Nov                4 16:21 .
drwx------ 20 postgres postgres 4096 Nov                4 15:33 ..
drwx------. 2 postgres postgres 8192 Nov                4 10:38 1
drwx------. 2 postgres postgres 8192 Nov                4 09:50 16404
drwx------. 2 postgres postgres 8192 Nov                3 14:11 4
drwx------. 2 postgres postgres 8192 Nov                4 10:39 5
drwx------ 2 postgres postgres     6 Nov                3 15:58 pgsql_tmp

À quelle base est lié chaque répertoire présent dans le répertoire base? (Voir l’oid de la base dans pg_database ou l’utilitaire en ligne de commande oid2name)

Chaque répertoire correspond à une base de données. Le numéro indiqué est un identifiant système (OID). Il existe deux moyens pour récupérer cette information:

  • directement dans le catalogue système pg_database:
Exemple p59-1 Exemple extrait du PDF, page 59.
$ psql postgres
Exemple p59-2 Exemple extrait du PDF, page 59.
psql (15.0)
Type "help" for help.
Exemple p59-3 Exemple extrait du PDF, page 59.
postgres=# SELECT oid, datname FROM pg_database ORDER BY oid::text;
Exemple p59-4 Exemple extrait du PDF, page 59.
oid | datname
-------+-----------
1 | template1
16404 | b0
4 | template0
5 | postgres
  • avec l’outil oid2name (à installer au besoin via le paquet postgresql15-contrib):
Exemple p59-5 Exemple extrait du PDF, page 59.
$ /usr/pgsql-17/bin/oid2name
All databases:
Exemple p59-6 Exemple extrait du PDF, page 59.
Oid Database Name Tablespace
----------------------------------
16404              b0 pg_default
5        postgres pg_default
4      template0 pg_default
1      template1 pg_default

Donc ici, le répertoire 1 correspond à la base template1, et le répertoire 5 à la base postgres (ces nombres peuvent changer suivant l’installation).

Créer une nouvelle base de données nommée b1. Qu’observe-t-on dans le répertoire base?

Exemple p59-7 Exemple extrait du PDF, page 59.
$ createdb b1
Exemple p59-8 Exemple extrait du PDF, page 59.
$ ls -al
total 60
drwx------ 8 postgres postgres    78 Nov         4 16:21 .
drwx------ 20 postgres postgres 4096 Nov         4 15:33 ..
drwx------. 2 postgres postgres 8192 Nov         4 10:38 1
drwx------. 2 postgres postgres 8192 Nov         4 09:50 16404
drwx------. 2 postgres postgres 8192 Nov         4 09:55 16405
drwx------. 2 postgres postgres 8192 Nov         3 14:11 4
drwx------. 2 postgres postgres 8192 Nov         4 10:39 5
drwx------ 2 postgres postgres     6 Nov         3 15:58 pgsql_tmp

Un nouveau sous-répertoire est apparu, nommé 16405. Il correspond bien à la base b1 d’après oid2name.

Se connecter à la base de données b1. Créer une table t1 avec une colonne id de type integer.

Exemple p60-1 Exemple extrait du PDF, page 60.
$ psql b1
psql (15.0)
Type "help" for help.
Exemple p60-2 Exemple extrait du PDF, page 60.
b1=# CREATE TABLE t1(id integer);

CREATE TABLE

Récupérer le chemin vers le fichier correspondant à la table t1 (il existe une fonction pg_relation_filepath).

La fonction a pour définition:

Exemple p60-3 Exemple extrait du PDF, page 60.
b1=# \df pg_relation_filepath
Exemple p60-4 Exemple extrait du PDF, page 60.
List of functions
Schema   |         Name         | Result data type | Argument data types | Type
------------+----------------------+------------------+---------------------+------
pg_catalog | pg_relation_filepath | text             | regclass            | func

L’argument regclass peut être l’OID de la table, ou son nom.

L’emplacement du fichier sur le disque est donc:

Exemple p60-5 Exemple extrait du PDF, page 60.
b1=# SELECT current_setting('data_directory') || '/' || pg_relation_filepath('t1')
AS chemin;
Exemple p60-6 Exemple extrait du PDF, page 60.
chemin
Exemple p60-7 Exemple extrait du PDF, page 60.
/var/lib/pgsql/15/data/base/16405/16406

Regarder la taille du fichier correspondant à la table t1. Pourquoi est-il vide?

Exemple p60-8 Exemple extrait du PDF, page 60.
$ ls -l /var/lib/pgsql/15/data/base/16393/16398
Exemple p60-9 Exemple extrait du PDF, page 60.
-rw-------. 1 postgres postgres 0 Nov 4 10:42
  • /var/lib/pgsql/15/data/base/16405/16406

La table vient d’être créée. Aucune donnée n’a encore été ajoutée. Les métadonnées se trouvent dans d’autres tables (des catalogues systèmes). Donc il est logique que le fichier soit vide.

Insérer une ligne dans la table t1. Quelle taille fait le fichier de la table t1?

Exemple p60-10 Exemple extrait du PDF, page 60.
b1=# INSERT INTO t1 VALUES (1);
INSERT 0 1

$ ls -l /var/lib/pgsql/15/data/base/16393/16398 -rw-------. 1 postgres postgres 8192 Nov 4 12:40 /var/lib/pgsql/15/data/base/16405/16406

Il fait à présent 8 ko. En fait, PostgreSQL travaille par blocs de 8 ko. Si une ligne ne peut être placée dans un espace libre d’un bloc existant, un bloc entier est ajouté à la table.

Vous pouvez consulter le fichier avec la commande hexdump -x <nom du fichier> (faites un CHECKPOINT avant pour être sûr qu’il soit écrit sur le disque).

Insérer 500 lignes dans la table t1 avec generate_series. Quelle taille fait le fichier de la table t1?

Exemple p61-1 Exemple extrait du PDF, page 61.
b1=# INSERT INTO t1 SELECT generate_series(1, 500);
INSERT 0 500
Exemple p61-2 Exemple extrait du PDF, page 61.
$ ls -l /var/lib/pgsql/15/data/base/16393/16398
  • -rw-------. 1 postgres postgres 24576 Nov 4 12:41

  • /var/lib/pgsql/15/data/base/16405/16406

Le fichier fait maintenant 24 ko, soit 3 blocs de 8 ko.

Pourquoi cette taille pour simplement 501 entiers de 4 octets chacun?

Nous avons enregistré 501 entiers dans la table. Un entier de type int4 prend 4 octets. Donc nous avons 2004 octets de données utilisateurs. Et pourtant, nous arrivons à un fichier de 24 ko.

En fait, PostgreSQL enregistre aussi dans chaque bloc des informations systèmes en plus des données utilisateurs. Chaque bloc contient un en-tête, des pointeurs, et l’ensemble des lignes du bloc. Chaque ligne contient les colonnes utilisateurs mais aussi des colonnes système. La requête suivante permet d’en savoir plus sur les colonnes présentes dans la table:

Exemple p61-3 Exemple extrait du PDF, page 61.
b1=# SELECT CASE WHEN attnum<0 THEN 'systeme' ELSE 'utilisateur' END AS type,
attname, attnum, typname, typlen,
sum(typlen) OVER (PARTITION BY attnum<0) AS longueur_tot
FROM pg_attribute a
JOIN pg_type t ON t.oid=a.atttypid
WHERE attrelid ='t1'::regclass
ORDER BY attnum;
    type     | attname | attnum | typname | typlen | longueur_tot
-------------+----------+--------+---------+--------+--------------
 systeme     | tableoid |     -6 | oid     |      4 |           26
 systeme     | cmax     |     -5 | cid     |      4 |           26
 systeme     | xmax     |     -4 | xid     |      4 |           26
 systeme     | cmin     |     -3 | cid     |      4 |           26
 systeme     | xmin     |     -2 | xid     |      4 |           26
 systeme     | ctid     |     -1 | tid     |      6 |           26
 utilisateur | id       |      1 | int4    |      4 |            4
Tableau p61-1 Tableau extrait du PDF, page 61.

Vous pouvez voir ces colonnes système en les appelant explicitement:

Exemple p61-4 Exemple extrait du PDF, page 61.
SELECT cmin, cmax, xmin, xmax, ctid, *
FROM t1 ;

L’en-tête de chaque ligne pèse 26 octets dans le cas général. Dans notre cas très particulier avec une seule petite colonne, c’est très défavorable mais ce n’est généralement pas le cas.

Avec 501 lignes de 26+4 octets, nous obtenons 15 ko. Chaque bloc possède quelques informations de maintenance: nous dépassons alors 16 ko, ce qui explique pourquoi nous en sommes à 24 ko (3 blocs).


Source : manuel complet PDF, révision 26.09, pages PDF 17-62. Les travaux pratiques et leurs solutions proviennent exclusivement de la version complète.

Pour poursuivre la lecture, voir la mécanique du moteur transactionnel et le MVCC.