Pooling de sessions, de transactions et de requêtes avec PgBouncer, avec travaux pratiques et solutions.
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Concepts
Pool de connexion avec PgBouncer
Ce module permet d’aborder le pooling.
Ce qui suit ne portera que sur un unique serveur, et n’aborde pas le sujet de la répartition de charge.
Nous étudierons principalement un logiciel : PgBouncer.
4.1.1 Objectifs
Savoir ce qu’est un pool de connexion ?
Avantage, inconvénients & limites
Savoir mettre en place un pooler de connexion avec PgBouncer
4.2 Pool de connexion
Qu’est-ce qu’un pool de connexion ? Pourquoi ?
Dans cette partie, nous allons étudier la théorie des poolers de connexion. La partie suivante sera la mise en pratique avec l’outil PgBouncer.
4.2.1 Serveur de pool de connexions
L’architecture générale est illustrée par la Figure 4-1.Figure 4-1Architecture générale d’un pooler de connexions.
4.2.2 Serveur de pool de connexions
S’intercale entre le SGBD et les clients
Maintient des connexions ouvertes avec le SGBD
Distribue aux clients ses connexions au SGBD
Attribue une connexion existante au SGBD dans ces conditions
même rôle
même base de données
Différents poolers :
intégrés aux applicatifs
service séparé (où ?)
Un serveur de pool de connexions s’intercale entre les clients et le système de gestion de bases de données. Les clients ne se connectent plus directement sur le SGBD pour accéder aux bases. Ils passent par le pooler qui se fait passer pour le serveur de bases de données. Le pooler maintient alors des connexions vers le SGBD et en gère lui-même l’attribution aux utilisateurs.
Chaque connexion au SGBD est définie par deux paramètres : le rôle de connexion et la base de données. Ainsi, une connexion maintenue par le pooler ne sera attribuée à un utilisateur que si ce couple rôle/base de données est le même.
Les conditions de création de connexions au SGBD sont donc définies dans la configuration du pooler.
Un pooler peut se présenter sous différentes formes :
comme brique logicielle incorporée dans le code applicatif sur les serveurs d’applications (fourni par Hibernate ou Apache Tomcat, par exemple) ;
comme service séparé, démarré sur un serveur et écoutant sur un port donné, où les clients se connecteront pour accéder à la base de données voulue (exemples : PgBouncer, pgPool)
Nous nous consacrons dans ce module aux pools de connexions accessibles à travers un service.
Noter qu’il ne faut pas confondre un pooler avec un outil de répartition de charge (même si un pooler peut également permettre la répartition de charge, comme PgPool).
L’emplacement d’un pooler se décide au cas par cas selon l’architecture. Il peut se trouver intégré à l’application, et lui être dédié, ce qui garantit une latence faible entre pooler et application. Il peut être centralisé sur le serveur de bases de données et servir plusieurs applications, voire se trouver sur une troisième machine. Il faut aussi réfléchir à ce qui se passera en cas de bascule entre deux instances.
4.2.3 Intérêts du pool de connexions
Évite le coût de connexion
…et de déconnexion
Optimise l’utilisation des ressources du SGBD
Contrôle les connexions, peut les rediriger
Évite des déconnexions
redémarrage (mise à jour, bascule)
saturations temporaires des connexions sur l’instance
Le maintien des connexions entre le pooler et le SGBD apporte un gain non négligeable lors de l’établissement des connexions. Effectivement, pour chaque nouvelle connexion à PostgreSQL, nous avons :
la création d’un nouveau processus ;
l’allocation des ressources mémoires utiles à la session ;
le positionnement des paramètres de session de l’utilisateur.
Tout ceci engendre une consommation du processeur.
Ce travail peut durer plusieurs dizaines, voire centaines de millisecondes. Cette latence induite peut alors devenir un réel goulot d’étranglement dans certains contextes. Or, une connexion déjà active maintenue dans un pool peut être attribuée à une nouvelle session immédiatement : cette latence est donc de facto fortement limitée par le pooler.
En fonction du mode de fonctionnement, de la configuration et du type de pooler choisi, sa transparence vis-à-vis de l’application et son impact sur les performances seront différents.
Cette position privilégiée entre les utilisateurs et le SGBD permet au pooler de contrôler et centraliser les connexions vers le ou les SGBD. Les applications peuvent pointer toutes vers le pooler, alors que les SGBD peuvent être situés n’importe où, voire sur plusieurs serveurs différents. Le pooler peut aiguiller les connexions vers un serveur différent en fonction de la base de données demandée. Certains poolers peuvent détecter une panne d’un serveur et aiguiller vers un autre. En cas de switchover, failover, évolution ou déplacement du SGBD, il peut suffire de reconfigurer le pooler.
Enfin, un pooler peut protéger la base d’une charge excessive. Si plus aucune connexion n’est disponible et que le pooler ne peut pas en créer de nouvelle, il va mettre en attente les nouvelles connections. L’application attend donc que la place se libère mais ne se verra pas refuser la connexion. (On pourrait aussi modifier PostgreSQL avec les paramètres max_connections ou ordre ALTER DATABASE … CONNECTION LIMIT 30, mais l’application ne sait pas forcément gérer proprement un refus de connexion.) L’application peut toutefois tomber une erreur si elle possède un timeout qui est dépassé.
Pour la base de données, le pooler est une application comme une autre, qui se connecte avec un utilisateur à une base, et dont la session dure longtemps. Si la configuration le permet (pg_hba.conf), il est possible de se connecter à une instance aussi bien via le pooler que directement selon l’utilisation. Par exemple, les serveurs web à la charge très variable vont passer par les poolers, et les batchs et les commandes d’administration accèderont directement à la base.
4.2.4 Inconvénients du pool de connexions
Transparence suivant le mode :
par sessions
par transactions
par requêtes
Performances, si mal configuré
latence
bridage de la base
Point délicat : l’authentification !
Complexité
SPOF potentiel
Impact sur les fonctionnalités, selon le mode
Les fonctionnalités de PostgreSQL utilisables au travers d’un pooler varient suivant son mode de fonctionnement du pooler (par requêtes, transactions ou sessions). Nous verrons que plus la mutualisation est importante, plus les restrictions apparaissent.
Un pooler est un élément en plus entre l’application et vos données, donc il aura un coût en performances. Il ajoute notamment une certaine latence. Il peut lui-même saturer (mais on peut utiliser plusieurs poolers.) On n’introduit donc pas un pooler sans avoir identifié un problème. Si la configuration est bien faite, cet impact est normalement négligeable, ou en tout cas sera compensé par des gains au niveau de la base de données, ou en administration.
Attention, la limitation du nombre de connexions protège la base d’une charge excessive, mais, trop prudente, elle peut devenir un souci : elle bride alors PostgreSQL, qui pourrait accueillir plus de sessions.
Comme dans tout système de proxy, un des points délicats de la configuration est l’authentification, avec certaines restrictions.
Un pooler est un élément en plus dans votre architecture. Il la rend donc plus complexe et y ajoute ses propres besoins en administration, en supervision et ses propres modes de défaillance. Si vous faites passer toutes vos connexions par un pooler, celui-ci devient un nouveau point de défaillance possible (SPOF). Une redondance est bien sûr possible, mais complique à nouveau les choses.
4.3 Pooling de sessions
4.3.1 Pooling de sessions : principe
Une connexion par utilisateur, pendant toute la durée de la session.
Le principe est illustré par la Figure 4-2.Figure 4-2Pooling de sessions.Un pool de connexion par session attribue une connexion au SGBD à un unique utilisateur pendant toute la durée de sa session. Si aucune connexion à PostgreSQL n’est disponible, une nouvelle connexion est alors créée, dans la limite exprimée dans la configuration du pooler. Si cette limite est atteinte, la session est mise en attente ou une erreur est levée.
4.3.2 Intérêts du pooling de sessions
Avantages :
limite le temps d’établissement des connexions
mise en attente si trop de sessions
simple
transparent pour les applications
Inconvénients :
périodes de non-activité des sessions conservées
nombre de sessions actives au pooler égal au nombre de connexions actives au SGBD
L’intérêt d’un pool de connexion en mode session est principalement de conserver les connexions ouvertes vers le SGBD. On économise ainsi le temps d’établissement de la connexion pour les nouvelles sessions entrantes si une connexion est déjà disponible. Dans ce cas, le pooler permet d’avoir un comportement de type pre-fork côté SGBD.
L’autre intérêt est de ne pas rejeter une connexion, même s’il n’y a plus de connexions possibles au SGBD. Contrairement au comportement de PostgreSQL, les connexions sont placées en attente si elles ne peuvent pas être satisfaites immédiatement.
Ce mode de fonctionnement est très simple et robuste, c’est le plus transparent vis-à-vis des sessions clientes, avec un impact quasi nul sur le code applicatif.
Aucune optimisation du temps de travail côté SGBD n’est donc possible. S’il peut être intéressant de limiter le nombre de sessions ouvertes sur le pooler, il sera en revanche impossible d’avoir plus de sessions ouvertes sur le pooler que de connexions disponibles sur le SGBD.
4.4 Pooling de transactions
4.4.1 Pooling de transactions : principe
Multiplexe les transactions des utilisateurs sur une ou plusieurs connexions.Figure 4-3Pooling de transactions.Dans le schéma de la Figure 4-3, chaque bloc représente une transaction délimitée par une instruction BEGIN, suivie plus tard d’un COMMIT ou d’un ROLLBACK. Chaque zone colorée représente une requête au sein de la transaction.
Un pool de connexions par transactions multiplexe les transactions des utilisateurs entre une ou plusieurs connexions au SGBD. Une transaction est débutée sur la première connexion à la base qui soit inactive (idle). Toutes les requêtes d’une transaction sont envoyées sur la même connexion.
Ce schéma suppose que le pool accorde la première connexion disponible en partant du haut dans l’ordre où les transactions se présentent.
4.4.2 Avantages & inconvénients du pooling de transactions
Avantages
mêmes avantages que le pooling de sessions
meilleure utilisation du temps de travail des connexions
les connexions sont utilisées par une ou plusieurs sessions
plus de sessions possibles côté pooler pour moins de connexions au SGBD
Inconvénients
prise en charge partielle des instructions préparées
période de non-activité des sessions toujours possible
Les intérêts d’un pool de connexion en mode transaction sont multiples en plus de cumuler ceux d’un pool de connexion par session.
Il est désormais possible de partager une même connexion au SGBD entre plusieurs sessions utilisateurs. En effet, il existe de nombreux contextes où une session a un taux d’occupation relativement faible : requêtes très simples et exécutées très rapidement, génération des requêtes globalement plus lente que la base de données, couche applicative avec des temps de traitement des données reçues plus importants que l’exécution côté SGBD, etc.
Avoir la capacité de multiplexer les transactions de plusieurs sessions entre plusieurs connexions permet ainsi de limiter le nombre de connexions à la base en optimisant leur taux d’occupation. Cette économie de connexions côté PostgreSQL a plusieurs avantages :
moins de connexions à gérer par le serveur, qui est donc plus disponible pour les connexions actives ;
moins de connexions, donc économie de mémoire, devenue disponible pour les requêtes ;
possibilité d’avoir un plus grand nombre de clients connectés côté pooler sans pour autant atteindre un nombre critique de connexions côté SGBD.
En revanche, avec ce mode de fonctionnement, le pool de connexions n’assure pas aux clients connectés que leurs requêtes et transactions iront toujours vers la même connexion, bien au contraire ! Ainsi, si l’application utilise des requêtes préparées (c’est-à-dire en trois phases PREPARE, BIND, EXECUTE), la commande PREPARE pourrait être envoyée sur une connexion alors que les commandes EXECUTE pourraient être dirigées vers d’autres connexions, menant leur exécution tout droit à une erreur.
Seules les requêtes au sein d’une même transaction sont assurées d’être exécutées sur la même connexion. Ainsi, au début de cette transaction, la connexion est alors réservée exclusivement à l’utilisateur propriétaire de la transaction. Donc si le client prend son temps entre les différentes étapes d’une transaction (statut idle in transaction pour PostgreSQL), il monopolisera la connexion sans que les autres clients puissent en profiter.
Ce type de pool de connexion a donc un impact non négligeable à prendre en compte lors du développement.
4.5 Pooling de requêtes
4.5.1 Pooling de requêtes : principe
Un pool de connexions en mode requêtes multiplexe toutes les requêtes sur une ou plusieurs connexionsFigure 4-4Pooling de requêtes.Un pool de connexions par requêtes multiplexe les requêtes des utilisateurs entre une ou plusieurs connexions au SGBD.
Dans le schéma de la Figure 4-4, chaque bloc coloré représente une requête. Elles sont placées exactement aux mêmes instants que dans le schéma présentant le pool de connexion en mode transactions.
4.5.2 Avantages & inconvénients du pooling de requêtes
Avantages
les mêmes que pour le pooling de sessions et de transactions.
utilisation optimale du temps de travail des connexions
encore plus de sessions possibles côté pooler pour moins de connexions au SGBD
Inconvénients
les mêmes que pour le pooling de transactions
interdiction des transactions !
Les intérêts d’un pool de connexions en mode requêtes sont les mêmes que pour un pool de connexion en mode de transactions. Cependant, dans ce mode, toutes les requêtes des clients sont multiplexées à travers les différentes connexions disponibles et inactives.
Ainsi, il est désormais possible d’optimiser encore plus le temps de travail des connexions au SGBD, supprimant la possibilité de bloquer une connexion dans un état idle in transaction. Nous sommes alors capables de partager une même connexion avec encore plus de clients, augmentant ainsi le nombre de sessions disponibles sur le pool de connexions tout en conservant un nombre limité de connexions côté SGBD.
En revanche, si les avantages sont les mêmes que ceux d’un pooler de connexion en mode transactions, les limitations sont elles aussi plus importantes. Il n’est effectivement plus possible d’utiliser des transactions, en plus des requêtes préparées !
En pratique, le pooling par requête sert à interdire totalement les transactions. En effet, un pooling par transaction n’utilisant que des transactions implicites (d’un seul ordre) parviendra au même résultat.
4.6 Pooling avec PgBouncer
Le plus évolué et éprouvé pour le poolingPgBouncer est un projet créé par Skype. Il a pour objectifs :
de n’agir qu’en tant que pool de connexion ;
d’être le plus léger possible ;
d’avoir les meilleures performances possibles ;
d’avoir le plus de fonctionnalités possible sur son cœur de métier.
Noter que deux projets sous licence BSD sont fréquemment cités pour mettre en œuvre un pool de connexion : PgBouncer et PgPool-II.
PgPool-II est le projet le plus ancien, développé et maintenu principalement par SRA OSS. Ce projet est un véritable couteau suisse capable d’effectuer bien plus que du pooling (répartition de charge au niveau SQL, bascules…). Malheureusement, cette polyvalence a un coût important en complexité, stabilité et limitations diverses. PgPool n’est notamment pas capable de travailler qu’en tant que pool de connexion par session.
PgBouncer étant le plus évolué des deux en ce qui concerne le pooling, nous allons le mettre en œuvre dans les pages suivantes.
4.6.1 PgBouncer : Fonctionnalités
Techniquement : un démon
Disponible sous Unix & Windows
Modes sessions / transactions / requêtes
Prise en charge partielle des requêtes préparées
Redirection vers des serveurs et/ou bases différents
Mise en attente si plus de connexions disponibles
Mise en pause des connexions
Paramétrage avancé des sessions clientes et des connexions aux bases
Mise à jour sans couper les sessions existantes
Supervision depuis une base virtuelle de maintenance
Pas de répartition de charge
PgBouncer est techniquement assez simple : il s’agit d’un simple démon, auxquelles les applicatifs se connectent (en croyant avoir affaire à PostgreSQL), et qui retransmet requêtes et données.
PgBouncer dispose de nombreuses fonctionnalités, toutes liées au pooling de connexions. La majorité de ces fonctionnalités ne sont pas disponibles avec PgPool.
À l’inverse de ce dernier, PgBouncer n’offre pas de répartition de charge. Ses créateurs renvoient vers des outils au niveau TCP comme HAProxy. De même, pour les bascules d’un serveur à l’autre, ils conseillent plutôt de s’appuyer sur le niveau DNS.
Ce qui suit n’est qu’un extrait de la documentation de référence, assez courte : https://www.pgbouncer.org/config.html. La FAQ est également à lire.
4.6.2 PgBouncer : Installation
Packages PDGD pour Red Hat, Rocky, etc.
utilisateur pgbouncer
# Red Hat, Rocky, Alma…dnf install pgbouncer
Packages PGDG
utilisateur postgres
# Debian, Ubuntapt install pgbouncer
PgBouncer est disponible sous la forme d’un paquet binaire sur les principales distributions Linux et les dépôts du PGDG.
Il y a quelques différences mineures d’empaquetage : sous Red Hat/CentOS/Rocky Linux, le processus tourne avec un utilisateur système pgbouncer dédié, alors que sur Debian et dérivées, il fonctionne sous l’utilisateur postgres.
Il est bien sûr possible de recompiler depuis les sources.
Sous Windows, le projet fournit une archive à décompresser.
4.6.3 PgBouncer : Fichier de configuration
Format ini
Un paramètre par ligne
Aucune unité dans les valeurs
Tous les temps sont exprimés en seconde
Sections : [databases], [users], [pgbouncer]
Les paquets binaires créent un fichier de configuration /etc/pgbouncer/pgbouncer.ini.
Une ligne de configuration concerne un seul paramètre, avec le format suivant :
parametre=valeur
PgBouncer n’accepte pas que l’utilisateur spécifie une unité pour les valeurs. L’unité prise en compte par défaut est la seconde.
Il y a plusieurs sections :
les bases de données ([databases]), où on spécifie pour chaque base la chaîne de connexion à utiliser ;
les utilisateurs ([users]), pour des propriétés liées aux utilisateurs ;
le moteur ([pgbouncer]), où se fait tout le reste de la configuration de PgBouncer.
Chiffrement TLS
PgBouncer accepte les connexions en mode socket Unix et via TCP/IP. Les paramètres disponibles ressemblent beaucoup à ce que PostgreSQL propose.
listen_addr correspond aux interfaces réseau sur lesquels PgBouncer va écouter. Il est par défaut configuré à la boucle locale, mais vous pouvez ajouter les autres interfaces disponibles, ou tout simplement une étoile pour écouter sur toutes les interfaces. listen_port précise le port de connexion : traditionnellement, c’est 6432, mais on peut le changer, par exemple à 5432 pour que la configuration de connexion des clients reste identique.
Si PostgreSQL se trouve sur le même serveur et que vous voulez utiliser le port 5432 pour PgBouncer, il faudra bien sûr changer le port de connexion de PostgreSQL.
Pour une connexion uniquement en local par la socket Unix, il est possible d’indiquer où le fichier socket doit être créé (paramètre unix_socket_dir : /tmp sur Red Hat/CentOS, /var/run/postgresql sur Debian et dérivés), quel groupe doit lui être affecté (unix_socket_group) et les droits du fichier (unix_socket_mode). Si un groupe est indiqué, il est nécessaire que l’utilisateur détenteur du processus pgbouncer soit membre de ce groupe.
Cela est pris en compte par les paquets binaires d’installation.
PgBouncer supporte également le chiffrement TLS.
auth_hba_file : équivalent à pg_hba.conf
Lorsque l’utilisateur cherche à se connecter à PostgreSQL, il va indiquer l’adresse IP du serveur où est installé PgBouncer et le numéro de port où écoute PgBouncer. Il va aussi indiquer d’autres informations comme la base qu’il veut utiliser, le nom d’utilisateur pour la connexion, son mot de passe, etc.
Lorsque PgBouncer reçoit cette requête de connexion, il extrait le nom de la base et va chercher dans la section [databases] si cette base de données est indiquée. Si oui, il remplacera tous les paramètres de connexion qu’il trouve dans son fichier de configuration et établira la connexion entre ce client et cette base. Si jamais la base n’est pas indiquée, il cherchera s’il existe une base de connexion par défaut (nom indiqué par une étoile) et l’utilisera dans ce cas.
Exemples de chaîne de connexion :
n’accéder qu’à un serveur dont les bases sont décrites ;
accéder à différents serveurs PostgreSQL depuis un même serveur de pooling, suivant le nom de la base ou de l’utilisateur ;
remplacer l’utilisateur de connexion par celui défini par user ;
etc.
Néanmoins, les variables user et password sont très peu utilisées.
La chaîne de connexion est du type libpq mais tout ce qu’accepte la libpq n’est pas forcément accepté par PgBouncer (notamment pas de variable service, pas de possibilité d’utiliser directement le fichier standard .pgpass).
Le paramètre auth_hba_file peut pointer vers un fichier de même format que pg_hba.conf pour filtrer les accès au niveau du pooler (en plus des bases).
4.6.6 PgBouncer : Définition par utilisateurs
Section [users]
Paramètres spécifiques
pool_size,max_user_connections
La section [users] peut rester vide. On peut surcharger notamment les paramètres suivants si définis sur la base ou par défaut :
pool_mode ;
pool_size (version 1.23) : taille maximum des pools de toutes les bases pour un utilisateur donné ;
max_user_connections : nombre maximum de connexions au niveau serveur pour un utilisateur donné, toutes bases confondues.
4.6.7 PgBouncer : Authentification par fichier de mots de passe
Liste des utilisateurs contenue dans userlist.txt
Contenu de ce fichier
"utilisateur" "mot de passe"
Paramètres dans le fichier de configuration
auth_type : type d’authentification (trust, md5,scram-sha-256…)
auth_file : emplacement de la liste des utilisateurs et mots de passe
admin_users : liste des administrateurs
stats_users : liste des utilisateurs de supervision
PgBouncer n’a pas accès à l’authentification de PostgreSQL. De plus, son rôle est de donner accès à des connexions déjà ouvertes à des clients. PgBouncer doit donc s’authentifier auprès de PostgreSQL à la place des clients, et vérifier lui-même les mots de passe de ces clients. (Ce mécanisme ne dispense évidemment pas les clients de fournir les mots de passe.)
La première méthode, et la plus simple, est de déclarer les utilisateurs dans le fichier pointé par le paramètre auth_file, par défaut userlist.txt. Les utilisateurs et mots de passe y sont stockés comme ci-dessous selon le type d’authentification, obligatoirement encadrés avec des guillemets doubles.
Le type d’authentification est plus limité que ce que PostgreSQL propose. Le type trust indique que l’utilisateur sera accepté par PgBouncer quel que soit le mot de passe qu’il fournit ; il faut que le serveur PostgreSQL soit configuré de la même façon. Cela est bien sûr déconseillé. auth_type peut prendre les valeurs md5 ou scram-sha-256 pour autoriser des mots de passe chiffrés. Pour des raisons de compatibilité descendante, md5 permet aussi d’utiliser scram-sha-256.
Les paramètres de configuration admin_users et stats_users permettent d’indiquer la liste d’utilisateurs pouvant se connecter à PgBouncer directement pour obtenir des commandes de contrôle sur PgBouncer ainsi que des statistiques d’activité. Ils peuvent être déclarés dans le fichier des mots de passe avec un mot de passe arbitraire en clair.
userlist.txt est évidemment un fichier dont les accès doivent être les plus restreints possibles.
auth_query : requête pour vérifier le mot de passe via ce rôle
=> Plus la peine de déclarer les autres rôles
La maintenance du fichier de mots de passe peut vite devenir fastidieuse. Il est possible de déléguer un rôle à la recherche des mots de passe avec le paramètre auth_user, à poser globalement
Ce rôle se connectera et ira valider dans l’instance le hash du mot de passe du client. Il sera donc inutile de déclarer d’autres rôles dans userlist.txt.
Le rôle d’authentification et son mot de passe se déclarent par exemple ainsi :
L’utilisateur frontend va utiliser le paramètre auth_query pour savoir comment récupérer les identifiants de connexion de l’utilisateur applicatif qui veut se connecter. Par défaut, il s’agit simplement de requêter la vue pg_shadow :
auth_query=SELECT usename, passwd FROM pg_shadow WHERE usename=$1
D’autres variantes sont possibles, comme une requête plus élaborée sur pg_authid, ou une fonction avec les bons droits de consultation avec une clause SECURITY DEFINER. La documentation donne un exemple :
auth_query=SELECT * FROM pgbouncer.user_lookup($1);
Il faut évidemment que l’utilisateur d’authentification (et seulement lui) ait les droits nécessaires, et cela dans toutes les bases impliquées.
La mise en place de cette configuration est facilement source d’erreur, il faut bien surveiller les traces de PostgreSQL et PgBouncer.
4.6.9 PgBouncer : autre authentification
peer, cert
= v 1.23
L’authentification peer est possible depuis la version 1.23 et permet de se connecter plus facilement depuis un compte système sur le serveur.
4.6.10 PgBouncer : Nombre de connexions
Côté client :
max_client_conn (100)
peut être >> max_connections (100)
attention à ulimit !
max_db_connections
Par utilisateur/base :
default_pool_size (20)
min_pool_size (0)
reserve_pool_size (0)
PostgreSQL dispose d’un nombre de connexions maximum (max_connections dans postgresql.conf, 100 par défaut). Il est un compromis entre le nombre de requêtes simultanément actives, leur complexité, le nombre de CPU, le nombre de processus gérables par l’OS… L’utilisation d’un pooler en multiplexage se justifie notamment quand des centaines, voire des milliers, de connexions simultanées sont nécessaires, celles-ci étant inactives la plus grande partie du temps. Même avec un nombre modeste de connexions, une application se connectant et se déconnectant très souvent peut profiter d’un pooler.
Les paramètres suivants de pgbouncer.ini permettent de paramétrer tout cela et de poser différentes limites. Les valeurs dépendent beaucoup de l’utilisation : pooler unique pour une seule base, poolers multiples pour plusieurs bases, utilisateur applicatif unique ou pas…
Nombre de connexions côté client :
Le paramètre de configuration max_client_conn permet d’indiquer le nombre total maximum de connexions clientes à PgBouncer. Sa valeur par défaut est de seulement 100, comme l’équivalent sous PostgreSQL (max_connections).
Un max_client_conn élevé permet d’accepter plus de connexions depuis les applications que n’en offrirait PostgreSQL. Si ce nombre de clients est dépassé, les applications se verront refuser les connexions. En dessous, PgBouncer accepte les connexions, et, au pire, les met en attente. Cela peut arriver si la base PostgreSQL, saturée en connexions, refuse la connexion ; ou si PgBouncer ne peut ouvrir plus de connexions à la base à cause d’une des autres limites ci-dessous. L’application subira donc une latence supplémentaire, mais évitera un refus de connexion qu’elle ne saura pas forcément bien gérer.
max_db_connections représente le maximum de connexions, tous utilisateurs confondus, à une base donnée, déclarée dans PgBouncer, donc du point de vue d’un client. Cela peut être modifié dans les chaînes de connexions pour arbitrer entre les différentes bases.
S’il n’y a qu’une base utile, côté serveur comme côté PgBouncer, et que tout l’applicatif passe par ce dernier, max_db_connections peut être proche du max_connections. Mais il faut laisser un peu de place aux connexions administratives, de supervision, etc.
Connexions côté serveur :
default_pool_size est le nombre maximum de connexions PgBouncer/PostgreSQL d’un pool. Un pool est un couple utilisateur/base de données côté PgBouncer. Il est possible de personnaliser cette valeur base par base, en ajoutant pool_size=… dans la chaîne de connexion. Si dans cette même chaîne il y a un paramètre user qui impose le nom, il n’y a plus qu’un pool.
S’il y a trop de demandes de connexion pour le pool, les transactions sont mises en attente. Cela peut être nécessaire pour équilibrer les ressources entre les différents utilisateurs, ou pour ne pas trop charger le serveur ; mais l’attente peut devenir intolérable pour l’application. Une « réserve » de connexions peut alors être définie avec reserve_pool_size : ces connexions sont utilisables dans une situation grave, c’est-à-dire si des connexions se retrouvent à attendre plus d’un certain délai, défini par reserve_pool_timeout secondes. Évidemment, cette option n’a pas d’intérêt si le serveur est déjà totalement surchargé par les connexions en place.
À l’inverse, pour faciliter les montées en charge rapides, min_pool_size définit un nombre de connexions qui seront immédiatement ouvertes dès que le pool voit sa première connexion, puis maintenues ouvertes.
Ces deux derniers paramètres peuvent aussi être globaux ou personnalisés dans les chaînes de connexion.
Descripteurs de fichiers :
PgBouncer utilise des descripteurs de fichiers pour les connexions. Le nombre de descripteurs peut être bien plus important que ce que n’autorise par défaut le système d’exploitation. Le maximum théorique est de :
max_client_conn + (max_pool_size * nombre de bases * nombre d’utilisateurs)
Le cas échéant (en pratique, au-delà de 1000 connexions au pooler), il faudra augmenter le nombre de descripteurs disponibles, sous peine d’erreurs de connexion :
ERROR accept() failed: Too many open files
Sur Debian et dérivés, un moyen simple est de rajouter cette commande dans /etc/default/pgbouncer :
ulimit -n 8192
Mais plus généralement, il est possible de modifier le service systemd ainsi :
sudo systemctl edit pgbouncer
ce qui revient à créer un fichier /etc/systemd/system/pgbouncer.service.d/override.conf contenant la nouvelle valeur :
[Service]LimitNOFILE=8192
Puis il faut redémarrer le pooler :
sudo systemctl restart pgbouncer
et vérifier la prise en compte dans le fichier de traces de PgBouncer, nommé pgbouncer.log (dans /var/log/postgresql/ sous Debian, /var/log/pgbouncer/ sur CentOS/Red Hat) :
défaut : DISCARD ALL
Grâce au paramètre pool_mode (dans la chaîne de connexion à la base par exemple), PgBouncer accepte les différents modes de pooling :
par session, pour économiser les temps de (dé)connexion : c’est le défaut ;
par transaction, pour optimiser les connexions en place ;
par requête, notamment si l’on peut se passer des transactions explicites (courant sur plusieurs ordres).
Les restrictions de chaque mode sont listées sur le site.
Lorsqu’un client se connecte, il peut utiliser des paramètres de connexion que PgBouncer ne connaît pas ou ne sait pas gérer. Si PgBouncer détecte un paramètre de connexion qu’il ne connaît pas, il rejette purement et simplement la connexion. Le paramètre ignore_startup_parameters permet de changer ce comportement, d’ignorer le paramètre et de procéder à la connexion. Par exemple, une variable d’environnement PGOPTIONS interdit la connexion depuis psql, il faudra donc définir :
ignore_startup_parameters=options
ce qui malheureusement réduit à néant l’intérêt de cette variable pour modifier le comportement de PostgreSQL.
À la déconnexion du client, comme la connexion côté PostgreSQL peut être réutilisée par un autre client, il est nécessaire de réinitialiser la session : enlever la configuration de session, supprimer les tables temporaires, supprimer les curseurs, etc. Pour cela, PgBouncer exécute une liste de requêtes configurables ainsi :
server_reset_query=DISCARD ALL
Ce défaut suffira généralement. Il n’est en principe utile qu’en pooling de session, mais peut être forcé en pooling par transaction ou par requête :
server_reset_query_always=1
4.6.12 PgBouncer : Instructions préparées
En mode Transaction
prise en charge partielle des instructions préparées
depuis la 1.21 : max_prepared_statements
nécessite un connecteur PG compatible
En mode transactionnel, PgBouncer réutilise les mêmes connexions pour des transactions différentes et simultanées.
Chaque fois qu’une transaction commence (avec un BEGIN), se termine (avec un COMMIT), ou même lorsqu’une requête ordinaire est exécutée, PgBouncer maintient la même connexion pour un client donné. Mais dès la fin de la transaction, PgBouncer libère la connexion pour réutilisation par la prochaine transaction ou requête. (C’est la différence par rapport au mode session, où PgBouncer attend la fin de la session.)
Le mode transactionnel réduit notablement le nombre de connexions nécessaires.
Cependant, jusqu’à la version 1.21 de PgBouncer, l’utilisation d’instructions préparées n’était pas possible en mode transactionnel. On ne pouvait donc pas bénéficier de leurs avantages tels que la mise en cache des plans de requête. La version 1.21 de PgBouncer introduit le support des instructions préparées en mode transactionnel, et ceci est transparent pour les clients compatibles.
Le nouveau paramètre max_prepared_statements de PgBouncer permet de gérer le nombre d’instructions préparées pour chaque connexion. Cette valeur est par défaut à 0 (désactivé). La valeur 10 est recommandée comme point de départ avant tests. Il faudra ensuite contrôler l’utilisation de la mémoire et du CPU côté PgBouncer. La documentation de PgBouncer fournit des informations permettant d’estimer le besoin en mémoire.
Cependant, le mode transactionnel de PgBouncer n’est compatible qu’avec les instructions préparées au niveau du protocole. Autrement dit il ne fonctionne pas si les commandes préparées sont envoyées en SQL, avec PREPARE, EXECUTE et DEALLOCATE. PgBouncer n’intercepte au niveau SQL que DEALLOCATE ALL et DISCARD ALL. Des erreurs peuvent donc être observées La libpq ne corrige cela qu’à partir de la version 17. Il s’agit bien de celle sur le client, indépendamment de celle du serveur.
Vérifiez donc dans la documentation de votre connecteur PostgreSQL la compatibilité avec ce mode. Par exemple, à la date d’octobre 2024, PHP/PDO n’est pas compatible avec cette fonctionnalité. Java n’utilise pas la libpq et utilise le niveau protocole, et ne pose pas de souci. Avec Python, il faut une libpq en version 17 et psycopg 3.2.
4.6.13 PgBouncer : Durée de vie
D’une tentative de connexion
client_login_timeout
server_connect_timeout
D’une connexion
server_lifetime
server_idle_timeout
client_idle_timeout
Pour recommencer une demande de connexion
server_login_retry
D’une requête
query_timeout = 0
PgBouncer dispose d’un grand nombre de paramètres de durée de vie. Ils permettent d’éviter de conserver des connexions trop longues, notamment si elles sont inactives. C’est un avantage sur PostgreSQL qui ne dispose pas de ce type de paramétrage.
Les paramètres en client_* concernent les connexions entre le client et PgBouncer, ceux en server_* concernent les connexions entre PgBouncer et PostgreSQL.
Il est ainsi possible de libérer plus ou moins rapidement des connexions inutilisées, notamment s’il y a plusieurs pools concurrents, ou plusieurs sources de connexions à la base, ou si les pics de connexions sont irréguliers. Certains paramètres peuvent être surchargés au niveau de la base (comme server_lifetime en verson 1.23).
Il faut cependant faire attention. Par exemple, interrompre les connexions inactives avec client_idle_timeout peut couper brutalement la connexion à une application cliente qui ne s’y attend pas.
4.6.14 PgBouncer : Traces
Fichier
logfile
Évènements tracés
log_connections
log_disconnections
log_pooler_errors
Statistiques
log_stats (tous les stats_period s)
PgBouncer dispose de quelques options de configuration pour les traces.
Le paramètre logfile indique l’emplacement (par défaut /var/log/pgbouncer sur Red Hat/CentOS, /var/log/postgres sur Debian et dérivés). On peut rediriger vers syslog.
Ensuite, il est possible de configurer les évènements tracés, notamment les connexions (avec log_connections) et les déconnexions (avec log_disconnections).
Par défaut, log_stats est activé : PgBouncer trace alors les statistiques sur les dernières 60 secondes (paramètresstats_period).
2020-11-30 19:10:07.839 CET [290804] LOG stats: 54 xacts/s, 380 queries/s,
in 23993 B/s, out 10128 B/s, xact 304456 us, query 43274 us, wait14685821 us
…|ACTIVE_SOCKETS|LISTS|MEM
PgBouncer possède une pseudo-base nommée pgbouncer. Il est possible de s’y connecter avec psql ou un autre outil. Il faut pour cela se connecter avec un utilisateur autorisé (déclaration par les paramètres admin_users et stats_users). Elle permet de répondre à quelques ordres d’administration et de consulter quelques vues.
Les utilisateurs « administrateurs » ont le droit d’exécuter des instructions de contrôle, comme recharger la configuration (RELOAD), mettre le système en pause (PAUSE), supprimer la pause (RESUME), forcer une déconnexion/reconnexion dès que possible (RECONNECT, le plus propre en cas de modification de configuration), tuer toutes les sessions d’une base (KILL), arrêter PgBouncer (SHUTDOWN), etc.
Les utilisateurs statistiques peuvent récupérer des informations sur l’activité de PgBouncer : statistiques sur les bases, les pools de connexions, les clients, les serveurs, etc. avec SHOW STATS, SHOW STATS_AVERAGE, SHOW TOTALS, SHOW MEM, etc.
# sudo -iu postgres psql -h /var/run/postgresql -p 6432 pgbouncerpsql (13.1 (Ubuntu 13.1-1.pgdg20.04+1), serveur 1.14.0/bouncer)pgbouncer=# SHOW help ;NOTICE: Console usage
DÉTAIL :
SHOW HELP|CONFIG|DATABASES|POOLS|CLIENTS|SERVERS|USERS|VERSION
SHOW FDS|SOCKETS|ACTIVE_SOCKETS|LISTS|MEM
SHOW DNS_HOSTS|DNS_ZONES
SHOW STATS|STATS_TOTALS|STATS_AVERAGES|TOTALS
SET key= arg
RELOAD
PAUSE [<db>] RESUME [<db>] DISABLE <db>
ENABLE <db>
RECONNECT [<db>] KILL <db>
SUSPEND
SHUTDOWN
pgbouncer=# SHOW DATABASES \gx-[ RECORD 1]-------+--------------------------------------
name | pgbench_1000_sur_server3
host | 192.168.74.5
port |13002database | pgbench_1000
force_user |pool_size |10reserve_pool |7pool_mode | session
max_connections |0current_connections |17paused |0disabled |0-[ RECORD 2]-------+--------------------------------------
…
pgbouncer=# SHOW POOLS \gx-[ RECORD 1]-------------------------------------
database | pgbench_1000_sur_server3
user | pgbench
cl_active |10cl_waiting |80sv_active |10sv_idle |0sv_used |0sv_tested |0sv_login |0maxwait |0maxwait_us |835428pool_mode | session
-[ RECORD 2]-------------------------------------
database | pgbouncer
user | pgbouncer
cl_active |1cl_waiting |0sv_active |0sv_idle |0sv_used |0sv_tested |0sv_login |0maxwait |0maxwait_us |0pool_mode | statement
pgbouncer=# SHOW STATS \gx-[ RECORD 1]-----+-------------------------
database | pgbench_1000_sur_server3
total_xact_count |16444total_query_count |109711total_received |6862181total_sent |3041536total_xact_time |8885633095total_query_time |8873756132total_wait_time |14123238083avg_xact_count |103avg_query_count |667avg_recv |41542avg_sent |17673avg_xact_time |97189avg_query_time |14894avg_wait_time |64038262-[ RECORD 2]-----+-------------------------
database | pgbouncer
total_xact_count |1total_query_count |1total_received |0total_sent |0total_xact_time |0total_query_time |0total_wait_time |0avg_xact_count |0avg_query_count |0avg_recv |0avg_sent |0avg_xact_time |0avg_query_time |0avg_wait_time |0pgbouncer=# SHOW MEM ; name | size | used | free | memtotal
--------------+------+------+------+----------
user_cache |360|11|39|18000 db_cache |208|5|73|16224 pool_cache |480|2|48|24000 server_cache |560|17|33|28000 client_cache |560|91|1509|896000 iobuf_cache |4112|74|1526|6579200
Toutes ces informations sont utilisées notamment par la sonde Nagios check_postgres pour permettre une supervision de cet outil.
L’outil d’audit pgCluu peut intégrer cette base à ses rapports. Il faudra penser à ajouter la chaîne de connexion à PgBouncer, souvent --pgbouncer-args='-p 6432', aux paramètres de pgcluu_collectd.
4.7 Conclusion
Un outil pratique :
pour parer à certaines limites de PostgreSQL
pour faciliter l’administration
Limitations généralement tolérables
Ne jamais installer un pooler sans être certain de son apport :
SPOF
complexité
Cette conférence de Laurenz Albe résume bien l’utilisation de PgBouncer pour gérer les accès à un serveur :
Créer un rôle PostgreSQL nommé pooler avec un mot de passe.
Pour mieux suivre les traces, activer log_connections et log_disconnections, et passer log_min_duration_statement à 0.
Installer PgBouncer.
Configurer /etc/pgbouncer/pgbouncer.ini pour pouvoir se connecter à n’importe quelle base du serveur via PgBouncer (port 6432).
Ajouter pooler dans /etc/pgbouncer/userlist.txt.
L’authentification doit être md5.
Ne pas oublier pg_hba.conf.
Suivre le contenu de /var/log/pgbouncer/pgbouncer.log.
Se connecter par l’intermédiaire du pooler sur une base locale.
Activer l’accès à la pseudo-base pgbouncer pour les utilisateurs postgres et pooler.
Laisser la session ouverte pour suivre les connexions en cours.
4.8.1 Pooling par session
Ouvrir deux connexions sur le pooler. Combien de connexions sont-elles ouvertes côté serveur ?
4.8.2 Pooling par transaction
Passer PgBouncer en pooling par transaction. Bien vérifier qu’il n’y a plus de connexions ouvertes.
Rouvrir deux connexions via PgBouncer.
Cette fois, combien de connexions sont ouvertes côté serveur ?
Successivement et à chaque fois dans une transaction, créer une table dans une des sessions ouvertes, puis dans l’autre insérer des données. Suivre le nombre de connexions ouvertes.
Recommencer avec des transactions simultanées.
4.8.3 Pooling par requête
Passer le pooler en mode pooling par requête et tenter d’ouvrir une transaction.
Repasser PgBouncer en pooling par session.
4.8.4 pgbench
Créer une base nommée bench appartenant à pooler.
Avec pgbench, l’initialiser avec un scale factor de 100.
Lancer des tests (lectures uniquement, avec --select) de 60 secondes avec 80 connexions :
une fois sur le pooler, et une fois directement sur le serveur. Comparer les performances.
Refaire ce test en demandant d’ouvrir et fermer les connexions (-C), sur le serveur puis sur le pooler. Effectuer un SHOW POOLS pendant ce dernier test.
4.9 Travaux pratiques (solutions)
Créer un rôle PostgreSQL nommé pooler avec un mot de passe.
Les connexions se feront avec l’utilisateur pooler que nous allons créer avec le (trop évident) mot de passe « pooler » :
$ createuser --login --pwprompt --echo pooler
Saisir le mot de passe pour le nouveau rôle :
Le saisir de nouveau :
…
CREATE ROLE pooler PASSWORD 'md52a1394e4bcb2e9370746790c13ac33ac'NOSUPERUSER NOCREATEDB NOCREATEROLE INHERIT LOGIN;
(NB : le hash sera beaucoup plus complexe si le chiffrement SCRAM-SHA-256 est activé, mais cela ne change rien au principe.)
Pour mieux suivre les traces, activer log_connections et log_disconnections, et passer log_min_duration_statement à 0.
PostgreSQL trace les rejets de connexion, mais, dans notre cas, il est intéressant de suivre aussi les connexions abouties.
Dans postgresql.conf :
En cas de problème, le suivi des connexions dans /var/lib/pgsql/14/data/log peut être très pratique.
Installer PgBouncer.
Configurer /etc/pgbouncer/pgbouncer.ini pour pouvoir se connecter à n’importe quelle base du serveur via PgBouncer (port 6432).
Ajouter pooler dans /etc/pgbouncer/userlist.txt.
L’authentification doit être md5.
Ne pas oublier pg_hba.conf.
Suivre le contenu de /var/log/pgbouncer/pgbouncer.log.
Se connecter par l’intermédiaire du pooler sur une base locale.
L’installation est simple :Exemple 4-1Installation de PgBouncer.
sudo dnf install pgbouncer
La configuration se fait dans /etc/pgbouncer/pgbouncer.ini.
Dans la section [databases] on spécifie la chaîne de connexion à l’instance, pour toute base :
*=host=127.0.0.1 port=5432
Il faut ajouter l’utilisateur au fichier /etc/pgbouncer/userlist.txt. La syntaxe est de la forme "user" "hachage du mot de passe". La commande createuser l’a renvoyé ci-dessus, mais généralement il faudra aller interroger la vue pg_shadow ou la table pg_authid de l’instance PostgreSQL :
Si ce n’est pas déjà possible, il faut autoriser l’accès de pooler en local à l’instance PostgreSQL. Du point de vue de PostgreSQL, les connexions se feront depuis 127.0.0.1 (IP du pooler). Ajouter cette ligne dans le fichier pg_hba.conf et recharger la configuration de l’instance :
host all pooler 127.0.0.1/32 md5
sudo systemctl reload postgresql-14
Enfin, on peut démarrer le pooler :
sudo systemctl restart pgbouncer
Dans une autre session, on peut suivre les tentatives de connexion :
sudo tail -f /var/log/pgbouncer/pgbouncer.log
La connexion directement au pooler doit fonctionner :
psql -h 127.0.0.1 -p 6432 -U pooler -d postgres
Mot de passe pour l'utilisateur pooler :
psql (14.1)
Saisissez « help » pour l'aide.
postgres=>
Noter qu’en cas d’erreur de mot de passe, l’échec apparaîtra dans ce dernier fichier, et pas dans postgresql.log.
Activer l’accès à la pseudo-base pgbouncer pour les utilisateurs postgres et pooler.
Laisser la session ouverte pour suivre les connexions en cours.
; comma-separated list of users, who are allowed to change settingsadmin_users=postgres,pooler; comma-separated list of users who are just allowed to use SHOW commandstats_users=stats, postgres,pooler
sudo systemctl reload pgbouncer
$ psql -h 127.0.0.1 -p6432 -U pooler -d pgbouncer
Mot de passe pour l'utilisateur pooler :
psql (14.1, serveur 1.15.0/bouncer)
Saisissez « help » pour l'aide.
pgbouncer=# SHOW HELP ;NOTICE: Console usage
DÉTAIL :
SHOW HELP|CONFIG|DATABASES|POOLS|CLIENTS|SERVERS|USERS|VERSION
…
Si une connexion via PgBouncer est ouverte par ailleurs, on la retrouve ici :
pgbouncer=# SHOW POOLS \gx-[ RECORD 1]---------
database | pgbouncer
user | pgbouncer
cl_active |1cl_waiting |0sv_active |0sv_idle |0sv_used |0sv_tested |0sv_login |0maxwait |0maxwait_us |0pool_mode | statement
-[ RECORD 2]---------
database | postgres
user | pooler
cl_active |1cl_waiting |0sv_active |1sv_idle |0sv_used |0sv_tested |0sv_login |0maxwait |0maxwait_us |0pool_mode | session
4.9.1 Pooling par session
Ouvrir deux connexions sur le pooler. Combien de connexions sont-elles ouvertes côté serveur ?
Le pooling par session est le mode par défaut de PgBouncer.
On se connecte dans 2 sessions différentes :
$ psql -h 127.0.0.1 -p6432 -U pooler -d postgres
…
SELECT COUNT(*) FROM pg_stat_activity
WHERE backend_type='client backend' AND usename='pooler'; count
-------
2
Ici, PgBouncer a donc bien ouvert autant de connexions côté serveur que côté pooler.
4.9.2 Pooling par transaction
Passer PgBouncer en pooling par transaction. Bien vérifier qu’il n’y a plus de connexions ouvertes.
Il faut changer le pool_mode dans pgbouncer.ini, soit globalement :
; When server connection is released back to pool:; session - after client disconnects; transaction - after transaction finishes; statement - after statement finishespool_mode=transaction
soit dans la définition des connexions :
*=host=127.0.0.1 port=5432 pool_mode=transaction
En toute rigueur, il n’y a besoin que de recharger la configuration de PgBouncer, mais il y a le problème des connexions ouvertes. Dans notre cas, nous pouvons forcer une déconnexion brutale :
sudo systemct restart pgbouncer
Rouvrir deux connexions via PgBouncer.
Cette fois, combien de connexions sont ouvertes côté serveur ?
Après reconnexion de 2 sessions, la pseudo-base indique 2 connexions clientes, 1 serveur :
pgbouncer=# SHOW POOLS \gx…
-[ RECORD 2]-----------
database | postgres
user | pooler
cl_active |2cl_waiting |0sv_active |0sv_idle |0sv_used |1sv_tested |0sv_login |0maxwait |0maxwait_us |0pool_mode | transaction
Ce que l’on retrouve en demandant directement au serveur :
Successivement et à chaque fois dans une transaction, créer une table dans une des sessions ouvertes, puis dans l’autre insérer des données. Suivre le nombre de connexions ouvertes.
Recommencer avec des transactions simultanées.
Dans la première connexion ouvertes :
BEGIN;CREATETABLElog(itimestamptz);COMMIT;
Dans la deuxième :
BEGIN;INSERTINTOlogSELECTnow();END;
On a bien toujours une seule connexion :
pgbouncer=# SHOW POOLS \gx…
-[ RECORD 2]-----------
database | postgres
user | pooler
cl_active |2cl_waiting |0sv_active |0sv_idle |0sv_used |1sv_tested |0sv_login |0maxwait |0maxwait_us |0pool_mode | transaction
Du point de vue du serveur PostgreSQL, tout s’est passé dans la même session (même PID) :
… 10:01:45.448 UTC [2841] LOG: duration: 0.025 ms statement: BEGIN ;… 10:01:45.450 UTC [2841] LOG: duration: 0.631 ms statement: CREATE TABLE log (i timestamptz);… 10:01:45.454 UTC [2841] LOG: duration: 4.037 ms statement: COMMIT ;… 10:01:49.128 UTC [2841] LOG: duration: 0.053 ms statement: BEGIN ;… 10:01:49.129 UTC [2841] LOG: duration: 0.338 ms statement: INSERT INTO log SELECT now();… 10:01:49.763 UTC [2841] LOG: duration: 4.393 ms statement: END ;
À présent, commençons la seconde transaction avant la fin de la première.
Session 1 :
BEGIN;INSERTINTOlogSELECTnow();
Session 2 :
BEGIN;INSERTINTOlogSELECTnow();
De manière transparente, une deuxième connexion au serveur a été créée :
pgbouncer=# show pools \gx…
-[ RECORD 2]-----------
database | postgres
user | pooler
cl_active |2cl_waiting |0sv_active |2sv_idle |0sv_used |0sv_tested |0sv_login |0maxwait |0maxwait_us |0pool_mode | transaction
Ce que l’on voit dans les traces de PostgreSQL :
… 10:05:49.695 UTC [2841] LOG: duration: 0.144 ms statement: select1… 10:05:49.695 UTC [2841] LOG: duration: 0.014 ms statement: BEGIN ;… 10:05:49.695 UTC [2841] LOG: duration: 0.110 ms statement: INSERT INTO log SELECT now();… 10:05:52.320 UTC [2943] LOG: connection received: host=127.0.0.1 port=50554… 10:05:52.321 UTC [2943] LOG: connection authorized: user=pooler database=postgres
… 10:05:52.323 UTC [2943] LOG: duration: 0.171 ms statement: SET application_name='psql';… 10:05:52.323 UTC [2943] LOG: duration: 0.015 ms statement: BEGIN ;… 10:05:52.324 UTC [2943] LOG: duration: 0.829 ms statement: INSERT INTO log SELECT now();
Du point de l’application, cela a été transparent.
Cette deuxième connexion va rester ouverte, mais elle n’est pas forcément associée à la deuxième session. Cela peut se voir simplement ainsi en demandant le PID du backend sur le serveur, qui sera le même dans les deux sessions :
postgres=>SELECTpg_backend_pid();
pg_backend_pid
----------------
2841
4.9.3 Pooling par requête
Passer le pooler en mode pooling par requête et tenter d’ouvrir une transaction.
De la même manière que ci-dessus, soit :
pool_mode=statement
soit :
*=host=127.0.0.1 port=5432 pool_mode=statement
Redémarrage du pooler :
# systemctl restart pgbouncer
Si on essaie de démarrer une transaction :
BEGIN;ERROR: transaction blocks not allowed in statement pooling mode
la connexion au serveur a été coupée de façon inattendue
Le serveur s’est peut-être arrêté anormalement avant ou durant le
traitement de la requête.
La connexion au serveur a été perdue. Tentative de réinitialisation : Succès.
Le pooling par requête empêche l’utilisation de transactions.
Repasser PgBouncer en pooling par session.
Cela revient à revenir au mode par défaut (pool_mode=session).
4.9.4 Pgbench
Créer une base nommée bench appartenant à pooler.
Avec pgbench, l’initialiser avec un scale factor de 100.
Le pooler n’est pas configuré pour que postgres puisse s’y connecter, il faut donc se connecter directement à l’instance pour créer la base :
$ /usr/pgsql-14/bin/pgbench -i -s 100 -U pooler -h 127.0.0.1 -p 6432 bench
Password:
dropping old tables...
NOTICE: table "pgbench_accounts" does not exist, skipping
NOTICE: table "pgbench_branches" does not exist, skipping
NOTICE: table "pgbench_history" does not exist, skipping
NOTICE: table "pgbench_tellers" does not exist, skipping
creating tables...
generating data (client-side)...
10000000 of 10000000 tuples (100%)done(elapsed 25.08 s, remaining 0.00 s)vacuuming...
creating primary keys...
done in 196.24 s (drop tables 0.00 s, create tables 0.06 s, client-side generate 28.00 s,
vacuum 154.35 s, primary keys 13.83 s).
Lancer des tests (lectures uniquement, avec --select) de 60 secondes avec 80 connexions :
une fois sur le pooler, et une fois directement sur le serveur. Comparer les performances.
NB : Pour des résultats rigoureux, pgbench doit être utilisé sur une plus longue durée.
Sur le pooler, on lance :
$ /usr/pgsql-14/bin/pgbench \
--select -T 60 -c 80 -p 6432 -U pooler -h 127.0.0.1 -d bench 2>/dev/null
starting vacuum...end.
transaction type: <builtin: select only>
scaling factor: 100query mode: simple
number of clients: 80number of threads: 1duration: 60 s
number of transactions actually processed: 209465latency average= 22.961 ms
tps= 3484.222638 (including connections establishing)tps= 3484.278500 (excluding connections establishing)
(Ces chiffres ont été obtenus sur un portable avec SSD.)
On recommence directement sur l’instance. (Si l’ordre échoue par saturation des connexions, il faudra attendre que PgBouncer relâche les 20 connexions qu’il a gardées ouvertes.)
$ /usr/pgsql-14/bin/pgbench \
--select -T 60 -c 80 -p 5432 -U pooler -h 127.0.0.1 -d bench 2>/dev/null
starting vacuum...end.
transaction type: <builtin: select only>
scaling factor: 100query mode: simple
number of clients: 80number of threads: 1duration: 60 s
number of transactions actually processed: 241482latency average= 19.884 ms
tps= 4023.255058 (including connections establishing)tps= 4023.573501 (excluding connections establishing)
Le test n’est pas assez rigoureux (surtout sur une petite machine de test) pour dire plus que : les résultats sont voisins.
Refaire ce test en demandant d’ouvrir et fermer les connexions (-C), sur le serveur puis sur le pooler. Effectuer un SHOW POOLS pendant ce dernier test.
Sur le serveur :
$ /usr/pgsql-14/bin/pgbench \
-C --select -T 60 -c 80 -p 5432 -U pooler -h 127.0.0.1 -d bench 2>/dev/null
Password:
transaction type: <builtin: select only>
scaling factor: 100query mode: simple
number of clients: 80number of threads: 1duration: 60 s
number of transactions actually processed: 9067latency average= 529.654 ms
tps= 151.041956 (including connections establishing)tps= 152.922609 (excluding connections establishing)
On constate une division par 26 du débit de transactions : le coût des connexions/déconnexions est énorme.
Si on passe par le pooler :
$ /usr/pgsql-14/bin/pgbench \
-C --select -T 60 -c 80 -p 6432 -U pooler -h 127.0.0.1 -d bench 2>/dev/null
Password:
transaction type: <builtin: select only>
scaling factor: 100query mode: simple
number of clients: 80number of threads: 1duration: 60 s
number of transactions actually processed: 49926latency average= 96.183 ms
tps= 831.745556 (including connections establishing)tps= 841.461561 (excluding connections establishing)
On ne retrouve pas les performances originales, mais le gain est tout de même d’un facteur 5, puisque les connexions existantes sur le serveur PostgreSQL sont réutilisées et n’ont pas à être recréées.
Pendant ce dernier test, on peut consulter les connexions ouvertes : il n’y en que 20, pas 80. Noter le grand nombre de celles en attente.
pgbouncer=# SHOW POOLS \gx-[ RECORD 1]---------
database | bench
user | pooler
cl_active |20cl_waiting |54sv_active |20sv_idle |0sv_used |0sv_tested |0sv_login |0maxwait |0maxwait_us |73982pool_mode | session
…
Ces tests n’ont pas pour objectif d’être représentatif mais juste de mettre en évidence le coût d’ouverture/fermeture de connexion. Dans ce cas, le pooler peut apporter un gain très significatif sur les performances.